Mission économique suisse en Chine : Amnesty rappelle l’importance des droits de l’homme
La Suisse doit adopter une position forte face à Pékin, sur le dossier des droits humains. C’est l’appel adressé par Amnesty International au ministre suisse de l’économie, Pascal Couchepin, en visite actuellement en Chine.
La Suisse doit adopter une position forte face à Pékin, sur le dossier des droits humains. C’est l’appel adressé par Amnesty International au ministre suisse de l’économie, Pascal Couchepin, en visite actuellement en Chine.
Ce n’est pas à un ministre de l’économie de traiter en profondeur la question des droits de l’homme. Amnesty International l’admet, mais ajoute que les pays occidentaux doivent, dans leurs relations avec la Chine, saisir toutes les occasions qui se présentent d’amener ce sujet sur la table.
C’est la raison pour laquelle la section suisse de l’organisation de défense des droits de l’homme a décidé d’écrire au Conseiller fédéral Pascal Couchepin, à la veille de son départ pour la Chine, à la tête d’une importante délégation économique.
L’occasion pour Amnesty de rappeler quelques chiffres. Dix ans après la répression sanglante de la place Tiananmen, 250 personnes sont encore détenues suite à ces événements. Il y a un an, certes, la Chine signait le Pacte international sur les droits civils et politiques. Mais depuis, plus de 70 dissidents ont été arrêtés. La torture est encore répandue et la peine de mort appliquée sans retenue.
La Suisse, elle, poursuit sa politique de dialogue constructif. Elle aborde la question des droits de l’homme avec les Chinois, mais sans condamner de manière agressive et publique, en évitant aussi d’apparaître comme un donneur de leçons. C’est d’ailleurs la voie choisie également par les pays de l’Union européenne et le Canada.
Le problème, pour Amnesty International, c’est que cette attitude a débouché sur des résultats très décevants. L’organisation pousse donc la Suisse à remettre en question sa politique face à la Chine. Elle attend de Berne une position plus ferme sur cette question des droits de l’homme.
Pierre Gobet
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