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Sommet Clinton – Hafez el-Assad: la paix ne se fera pas à Genève

Le sommet de dimanche à Genève n’a pas permis de surmonter les divergences entre la Syrie et Israël. Alors qu’à Tel Aviv, 2500 Israéliens manifestaient contre l’abandon du Golan (photo), le président Bill Clinton est reparti de Genève les mains vides.

Le sommet de dimanche à Genève n’a pas permis de surmonter les divergences entre la Syrie et Israël. Alors qu’à Tel Aviv, 2500 Israéliens manifestaient contre l’abandon du Golan (photo), le président Bill Clinton est reparti de Genève les mains vides.

Officiellement, personne n’a voulu parler d’échec. Mais concrètement, l’issue de cette rencontre genevoise, baptisée «mini-sommet» de la paix, se termine par une douche froide. Non seulement, la paix au Proche-Orient ne se fera pas à Genève, mais elle ne se fera pas rapidement.

Le parrainage américain n’a donc pas eu le succès escompté. Sandy Berger, le Conseiller américain à la Sécurité nationale, devait assurer un point de presse dans un hôtel à Genève.

Mais, dimanche soir, c’est Joe Lockhart, le porte-parole de la Maison Blanche, qui a eu la difficile mission d’annoncer que la rencontre entre le président américain Bill Clinton et le président syrien Hafez el-Assad n’avait pas permis de surmonter les divergences entre la Syrie et Israël. Pire: «le fossé demeure trop grand pour permettre la reprise immédiate des négociations entre la Syrie et Israël, a-t-il déclaré. Il y a encore beaucoup de travail à faire».

La déception se lisait sur tous les visages, dimanche soir. Et Dennis Ross, l’envoyé spécial du président américain pour le Proche-Orient, se rend ce lundi en Israël pour informer le premier ministre Ehud Barak.

L’un des points de blocage a été, comme prévu, le Golan. Hafez al-Assad continue de demander qu’aux termes du processus de paix, Israël «se retire totalement» de ce territoire «jusqu’à la ligne du 4 juin 1967». Une exigence rejetée par Israël.

Bill Clinton n’est donc pas parvenu à apporter des garanties suffisantes à toutes les parties pour réaliser une paix des braves. En tout cas, à Hafez al-Assad, inquiet de la faiblesse politique d’Ehud Barak et de sa coalition.

Genève, Jugurtha Aït-Ahmed

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