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«Les Suisses aiment la science»

Charles Kleiber, secrétaire d’Etat à la science et à la recherche.

(Keystone)

Alors que brûlent les derniers feux du Festival, les organisateurs de Science et Cité ont le sourire. Sur tous les sites, le succès a dépassé les espérances, tant en termes de quantité des spectateurs que de qualité des rencontres. Entretien avec le père spirituel de la manifestation, le secrétaire d'Etat à la science et à la recherche Charles Kleiber.

«C'est incontestablement un succès, du double point de vue de la fréquentation et du plaisir qu'ont pris les gens à se rencontrer, se réjouit Charles Kleiber. Nous voulions instaurer le dialogue et incontestablement, celui-ci a eu lieu».

Impossible évidemment de chiffrer la participation à des événements gratuits et pour la plupart en plein air, mais rien qu'à Zurich, les organisateurs estiment à 100 000 le nombre de personnes qui ont visité les expositions installées dans le hall de la gare centrale.

Les scientifiques vont donc maintenant regagner leurs laboratoires, mais le secrétaire d'Etat est persuadé que la curiosité manifestée par le public donnera un sens nouveau à leur travail et que rien ne sera plus tout à fait comme avant.

«Quand vous avez passé plusieurs heures face à des gens que vous ne connaissez pas, qui vous posent des questions et qui ont des étoiles dans les yeux, qui sont parfois fâchés, mais surtout émus et intéressés, vous savez que vous servez à quelque chose», note Charles Kleiber.

Dans l'autre sens, la Cité aura peut-être appris à moins se méfier de la Science. Pour le secrétaire d'Etat, il s'agit à la fois d'une prise de conscience et d'une confirmation: «les Suisses aiment la science, il la craignent aussi un peu, parce qu'elle a des pouvoirs nouveaux, mais dans le fond, ils lui font confiance».

«Le but du Festival n'était pas de livrer un plaidoyer pour les Hautes Ecoles, poursuit Charles Kleiber. Mais il est clair que si nous voulons maintenir notre niveau de recherche, il faudra à l'avenir y consentir les investissements nécessaires. Et les citoyens devraient être les premiers à soutenir cette cause, maintenant que nous leur avons montré à quoi servent ces recherches».

Malgré tout, il faudra éviter que le soufflé ne retombe trop rapidement. Le secrétaire d'Etat en est conscient. «Nous devrons renouveler l'expérience. Pas l'année prochaine, car l'effort serait trop grand et les scientifiques ne peuvent pas passer leur temps dans la rue. Mais en 2003, cela devrait être possible».

Un des grands ensiegnements à tirer de cette semaine est également que la Science peut se faire ludique et festive. "Tout ce qui touchait à l'art et au spectacle a eu un énorme succès", se réjouit Daniel de Roulet, commissaire du Festival.

Pour la prochaine édition enfin, chacun est convaincu que la structure décentralisée doit être maintenue. C'est la seule qui convienne à la Suisse et l'on se souvient qu'elle avait été adoptée assez rapidement contre une idée de grande fête centralisée à Berne.

Marc-André Miserez

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