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Lukas Mühlemann quittera Swiss Re

Un mandat de moins pour Lukas Mühlemann. Après Swissair et la BGN, Swiss Re. Ne reste que le Credit Suisse. Keystone Archive

Le patron du Credit Suisse se conforme ainsi à la volonté de la banque. Qui veut désormais éviter les mandats croisés dans les organes de surveillance.

«Je ne serai pas candidat à une réélection lors de la prochaine assemblée générale de Swiss Re», annonce Lukas Mühlemann dans une interview parue samedi dans la «Neue Zürcher Zeitung» (NZZ). «J’ai pris cette décision il y a quelques mois», précise-t-il.

Lukas Mühlemann quittera donc le conseil d’administration de Swiss Re au printemps. Il avait également été président de la direction du groupe jusqu’à fin 1996, avant de s’en aller au Credit Suisse.

Spéculations démenties

Les mandats d’administrateurs de Lukas Mühlemann se réduisent comme peau de chagrin. Après son retrait de Swissair Group, il a annoncé fin janvier son départ du conseil d’administration de l’établissement argentin Banco General de Negocios (BGN), impliqué dans une affaire d’évasion de capitaux et de blanchiment.

Lukas Mühlemann désamorce en revanche les spéculations selon lesquelles il pourrait réduire son rayon d’action au CSG, où il porte la double casquette de président de la direction (CEO) et du conseil d’administration.

«Nous pensons que la constellation actuelle est la bonne. Les principaux postes sont bien occupés», dit-il, en relevant que sa fonction de CEO du groupe était réduite pour l’essentiel aux questions stratégiques et de personnel.

La direction opérationnelle est entre les mains de John Mack et Thomas Wellauer, les chefs des deux unités d’affaires que sont le Credit Suisse First Boston (CSFB) et le Credit Suisse Financial Services (CSFS).

Un salaire de six millions environ

Levant le voile sur les salaires, Lukas Mühlemann indique que les membres de la direction du groupe ont touché en 2000 – une année fructueuse – une rémunération de 6,1 millions de francs par personne en moyenne.

Une bonne partie de cette somme a été octroyée sous la forme d’actions bloquées pour quatre ans. Pour 2001, les bonus (liés aux prestations) au sein du CSFB ont reculé de 49% en moyenne et de plus de 20% à l’échelle du groupe.

Le CSG a par ailleurs dû provisionner 126 millions de dollars (212 millions de francs) suite aux engagements du CSFB et de la banque d’affaires Donaldson, Lufkin & Jenrette (DLJ) – acquise en 2000 – envers le courtier américain en faillite Enron.

Les deux établissements avaient non seulement prêté de l’argent à Enron, mais avaient aussi exercé différents mandats de conseiller lors d’acquisitions et autres transactions.

swissinfo avec les agences

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