Heureux comme un Suisse
Selon un sondage de l'institut Gfs, les Suisses sont heureux. Santé, sécurité financière, famille et formation sont, encore et toujours, les facteurs du bonheur.
«Sur la piste du bonheur en Suisse». C’est l’intitulé exact du sondage de l’institut de recherche GfS.
Commandité par Zurich Financial Services, il a été réalisé en avril 2002 sur un échantillon de 853 personnes de 15 à 77 ans, venant de toute la Suisse et réparties en sept groupes d’âge.
Le sondage s’inscrit dans la droite ligne du thème traité au pavillon d’Expo.02 «Happy End – sur la piste du bonheur».
Qui est heureux et pourquoi
«L’idée, dit Christina Buluschek, porte-parole du pavillon ‘Happy end’ de l’arteplage de Bienne, était de comparer les satisfactions de différentes classes d’âges. Autrement dit, de comprendre qui était heureux et pourquoi.»
Pour Christina Buluschek, un premier constat s’impose: malgré les événements de ces derniers mois, trois Suisses sur quatre se déclarent heureux.
Des résultats, ajoute-t-elle, qu’il faut nuancer. Les Alémaniques se disent en effet plus volontiers heureux que les Romands et surtout que les italophones.
Seuls 25 % d’entre eux se disent «très satisfaits» de leur vie actuelle. Et plus d’un italophone sur deux voit même l’avenir avec un certain pessimisme.
Vivre en Suisse, un privilège
Jeunes. Moins jeunes. Femmes. Hommes. Riches. Pauvres. Peu importe, l’âge, le sexe ou même la condition sociale.
Selon le sondage GfS, les personnes interrogées estiment en général que vivre en Suisse reste un privilège.
La tranche d’âge autour de 76 ans est la plus enthousiaste avec 84 %. Mais, avec 71 % d’avis favorable à 16 ans et 72 % à 26 ans, les jeunes ne sont pas en reste.
La Suisse a donc la cote auprès de la plupart des jeunes. Qui s’identifient volontiers à leur patrie.
A noter toutefois que la tranche des 16 à 36 ans souhaiterait davantage d’innovation et d’inattendu.
Une chose est sûre: passé cet âge, l’Helvète est plutôt casanier. Il cherche son bonheur dans le présent et dans l’accompli. Et il se contente de ce qu’il a.
Mieux, il est confiant dans l’avenir, surtout lorsqu’il vit en Suisse alémanique et qu’il touche un salaire confortable.
De valeurs conservatrices
Pour les Suissesses et les Suisses, le bonheur repose essentiellement sur des valeurs conservatrices.
Et les personnes interrogées par GfS de citer dans l’ordre: la santé, un comportement éthiquement correct, la sécurité financière, la nature, les amis, les proches, les loisirs, les enfants, le mariage ou la vie de couple.
La procréation devient prioritaire autour des 35 ans. La sexualité, la profession et la carrière préoccupent plus particulièrement les Suisses âgés de 25 à 47 ans.
Quant à la participation à la vie politique, elle n’est considérée comme importante qu’à partir de 65 ans.
Pourtant, aux yeux des personnes interrogées, les personnalités qui incarnent le bonheur sont toutes issues du monde politique ou du sport.
Elles se nomment Simon Ammann, Martina Hingis, Adolf Ogi, Kaspar Villiger ou encore Christoph Blocher.
swissinfo
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