La BNS fesse les banques cantonales
S'exprimant dans l'hebdomadaire Sonntag, le numéro deux de la Banque nationale suisse (BNS) rappelle les banques cantonales à leurs obligations. Il exige notamment que les 24 établissements liés aux cantons fassent preuve de retenue dans le «débauchage» de clients en provenance des grandes banques engluées dans la crise financière.
«En ces temps difficiles, tout le monde se doit de tirer à la même corde», insiste Philipp Hildebrand. Les comportements amenant à la déstabilisation sont à proscrire. Le vice-président de la BNS plaide en faveur de l’instauration d’un «code d’honneur dans l’intérêt de la place financière helvétique».
Philipp Hildebrand constate que les banques cantonales disposent d’un niveau très élevé de liquidités, du fait de l’arrivée d’argent frais en provenance d’anciens clients d’UBS notamment, mais qu’en même temps, elles réduisent par prudence leur activité dans le négoce entre banques.
«A l’égard du marché interbancaire, les banques cantonales adoptent une pratique de thésaurisation et compliquent de la sorte la politique monétaire de la BNS», déplore Philipp Hildebrand. Il y a là un comportement irrationnel à ses yeux.
Irrationnel car d’un côté, la Confédération et la BNS s’activent à aider la place financière à coups de milliards de francs et, de l’autre, les cantons au travers de leurs banques font «exactement» le contraire, constate-t-il. «C’est absurde du point de vue du contribuable, qui finalement est concerné des deux côtés.»
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