Aujourd’hui en Suisse
Bonjour, chers Suisses de l’étranger,
Un service citoyen, militaire ou civil, pour tous et pour toutes: une initiative populaire va lancer le débat, mais ses chances sont minces.
Nou parlerons aussi d’énergies renouvelables, de retraits de permis de conduire – un domaine où les clichés sur les Romands et les Alémaniques se vérifient – et de la Société helvétique de bienfaisance, une noble vieille dame toujours utile, mais méconnue
Excellente lecture,
Un service citoyen pour tous et pour toutes – qu’il soit militaire ou civil. C’est l’idée qu’entend lancer une initiative populaire. Mais ses chances sont minces.
Les initiants veulent revaloriser l’engagement de milice et contribuer à la gestion des «défis écologiques et démographiques collectifs». Selon leur texte, chaque citoyen et citoyenne suisse serait astreint à servir, sous les drapeaux ou dans le civil.
L’idée avait déjà été présentée au Parlement. Le Conseil fédéral a chargé le Département de la défense de rédiger un rapport, attendu pour la fin de l’année.
Toutefois, les chances de convaincre le peuple suisse, qui aura le dernier mot, semblent minces. Cette obligation de servir pourrait en effet violer des conventions internationales sur le travail forcé.
L’article de ma collègue Sibilla Bondolfi
«Le système de milice, une spécialité suisse en difficulté», l’article de ma collègue Sonia Fenazzi
Trois quarts de l’électricité consommée en Suisse est d’origine renouvelable. Le pays serait-il champion du monde du nouveau courant vert? Oui et non, car il faut tenir compte de la part de l’hydraulique, qui, si elle est bel est bien renouvelable, n’est pas pour autant une nouvelle source d’énergie.
Château d’eau de l’Europe, la Suisse utilise depuis des décennies ses barrages pour faire tourner des turbines. Celles-ci fournissent aujourd’hui au pays près de 66% de son électricité, selon les chiffres de 2018, publiés lundi.
La part des autres renouvelables reste modeste, mais elle est en hausse. 8% pour le solaire, l’éolien et le petit hydraulique, contre 7,2% en 2017.
Le nucléaire couvre encore quelque 17% des besoins de la Suisse en électricité, mais cette part est appelée à disparaître avec l’arrêt progressif des quatre réacteurs encore en activité.
- L’articleLien externe de RTS Info
- L’article de mon collègue Peter Siegenthaler sur l’arrêt de Mühleberg
Les Romands sont les champions suisses des retraits de permis de conduire. Excès de vitesse ou alcool au volant: les chiffres 2018 montrent une fois de plus des conducteurs nettement moins disciplinés en Suisse occidentale qu’en Suisse alémanique.
Les conducteurs fribourgeois sont les spécialistes de l’excès de vitesse. Alors qu’à l’autre extrémité du classement, on trouve les Uranais, avec presque deux fois moins de retraits de permis pour vitesse excessive.
Pour l’alcool au volant, on tombe presque dans le cliché: les Valaisans sont nettement en tête. Ici, les six cantons romands et le Tessin trustent les sept premières places.
Ce classement refléterait-il la sévérité des différentes polices cantonales plus que le comportement des conducteurs? Interrogé à ce sujet par la RTS, le chef du service neuchâtelois des autos estime que non, car les pratiques sont harmonisées, en tout cas entre cantons romands.
- Le reportageLien externe de RTS Info, avec des extraits vidéo de l’émission TTC
Depuis deux cents ans, la Société helvétique de bienfaisance vient en aide aux Suisses établis en France. Mais à l’heure où la société se fractionne de plus en plus, elle peine à trouver sa place.
Il est loin le temps où les Suisses de France formaient une communauté unie et se retrouvaient régulièrement pour échanger entre eux. La société est devenue plus individualiste et chacun vit dans son coin.
Pour autant, les difficultés de la vie restent une réalité et les expatriés helvétiques n’y échappent pas. Chômage ou retraites trop maigres, par exemple, nombreux sont ceux qui se retrouvent dans l’impasse. Pour les soutenir, la Société helvétique de bienfaisance propose entre autres des bourses aux étudiants, du soutien financier ou encore du soutien à domicile.
Mais l’institution vit de dons, et, à l’ère du numérique et de la sollicitation permanente, ils sont devenus denrée rare. Alors la petite équipe de bénévoles se bat pour récolter des fonds et faire perdurer cette dame au passé glorieux.
Mais malgré son grand âge, la Société reste assez peu connue au sein de la communauté des Suisses de l’étranger. A la question «connaissez-vous la Société helvétique de bienfaisance?», toutes les personnes ayant répondu affichent un non sans appel, sauf une. L’une de nos utilisatrices dit ne jamais en avoir entendu parler, mais souhaiter des informations. Preuve que la SHB a bel et bien sa raison d’être.
- L’article complet de notre collègue Mathieu Van Berchem est à lire ici.
- La deuxième plus grande Société helvétique de bienfaisance est à Bordeaux. Rencontre.
- Grande région d’émigration, Lyon compte plusieurs associations arborant le drapeau rouge à croix blanche.
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