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Bonjour à vous, Suisses du monde,

La pandémie de Covid-19 progresse aussi dans votre pays d’origine. Bilan actuel: 16'250 cas et 395 morts. Le gouvernement crée une task force composée de scientifiques pour l’aider dans la lutte contre le coronavirus. 

De son côté, l’Union démocratique du centre passe à l’attaque: le parti de la droite conservatrice veut rouvrir les magasins et les restaurants pour ne pas continuer à plomber l’économie helvétique.

Meilleures pensées et bonne lecture,

Un service d’urgence étendu mis en place dans la zone d’attente d’anesthésie périopératoire, à l’hôpital cantonal de Bâle-Campagne, le jeudi 26 mars 2020. (Georgios Kefalas/Keystone) Keystone / Georgios Kefalas

Le coronavirus a désormais fait 395 morts en Suisse sur quelque 16’250 cas. Face à la progression de la pandémie, le gouvernement fait appel aux scientifiques.

La Confédération a créé une «task force Covid-19». Composée de scientifiques helvétiques, elle a pour mission de conseiller le gouvernement dans ses décisions pour faire face au Covid-19.

La droite conservatrice critique les mesures prises par le Conseil fédéral. L’Union démocratique du centre (UDC) estime que l’économie souffre trop. Elle demande la réouverture des magasins, des restaurants, des écoles, ainsi que le retour au travail des personnes en bonne santé.

  • Lire notre article sur les derniers développements à propos de la pandémie
  • Retrouvez notre dossier complet sur le coronavirus
  • Consultez la carteLien externe de la progression de la pandémie dans le monde
una giovane scrive con un computer.
A la fin de chaque conversation au téléphone, Aline, apprentie à l’ABAD, note soigneusement les données sur la situation de son interlocuteur. Toute l’équipe peut ainsi avoir une vision claire des personnes à qui elle vient en aide. swissinfo.ch

En Suisse, le canton le plus touché par la pandémie est toujours le Tessin. Pour lutter contre la progression des cas, les seniors n’y ont plus le droit d’aller faire leurs courses. A Bellinzone, une association les appelle pour prendre de leurs nouvelles et leur proposer des aides.

«Dans cette situation de crise, il faut répondre à des besoins auxquels normalement beaucoup de personnes âgées arrivent à subvenir toutes seules, comme faire les courses, aller à la pharmacie, faire les paiements et retirer de l’argent à la poste ou à la banque», explique le directeur de l’association Roberto Mora. Les collaborateurs contactent environ 800 seniors pour vérifier leur situation et leur apporter une aide.

Les coups de téléphone de l’organisation permettent aussi de calmer les angoisses des personnes isolées. «Nous pensons qu’il est important de les aider à garder le contact avec la société, de leur faire comprendre que la situation est exceptionnelle, mais qu’il y a une continuité et de leur donner une certaine forme de normalité», souligne Roberto Mora.

Keystone / Jenny Kane

Outre l’apparition d’actions de solidarité, la crise du coronavirus pourrait aussi avoir une influence sur notre manière de consommer. Certains magasins bannissent les billets et les pièces de monnaie, possibles vecteurs du Covid-19. La transition vers une société sans argent liquide pourrait ainsi se trouver accélérée.

Les Suisses très attachés au cash opteront-ils davantage pour les paiements électroniques après la crise sanitaire? Oui, répond Andreas Dietrich, professeur à l’institut IFZ de la Haute École de Lucerne. Il estime que la crise pourrait fortement changer le comportement des consommateurs, «parce qu’ils y sont contraints et qu’ils pourraient se rendre compte de l’aspect pratique et rapide».

S’ils n’existe pour l’heure pas de chiffres démontrant cette évolution, les premiers signes sont là. Twint, la solution nationale de paiement par smartphone, a constaté mi-mars une augmentation de son utilisation de près de 50%.

  • Lire l’articleLien externe du journal Le Temps sur le sujet
  • Le coronavirus pourrait aussi favoriser une production plus locale, lire l’article de mon collègue Samuel Jaberg
Kai Reusser / swissinfo.ch

Oublions un instant le coronavirus pour parler de vous chères et chers Suisses de l’étranger. Vous êtes de plus en plus nombreux à être attirés par d’autres contrées: un Suisse sur dix vit à l’étranger et ce chiffre augmente sans cesse. C’est ce que montrent les chiffres publiés ce mardi par l’Office fédéral de la statistique.

Sur plus de 770’000 expatriés recensés à fin 2019, près des deux tiers sont en Europe, surtout en France. Leur nombre continue d’augmenter, qu’ils soient jeunes ou moins jeunes. Globalement, la proportion de femmes reste supérieure à celle des hommes.

La France accueille la plus grande communauté, soit 199 800 personnes. Viennent ensuite l’Allemagne (92 200 personnes), l’Italie (49 800), le Royaume-Uni (35 200), ainsi que l’Espagne (24 200). Le nombre de Suisses de l’étranger croît dans tous ces pays; l’augmentation la plus forte est enregistrée au Royaume-Uni (+3,4%) et la plus faible en Italie (+0,4%).

  • Lire notre article sur le sujet
  • Comment les Suisses de France vivent-ils la crise du coronavirus? Lire notre article
  • Découvrez comment les Suisses d’Italie vivent le confinement, en lisant notre article​​​​​​​

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