Aujourd’hui en Suisse
Bonjour, amis lecteurs de Suisse et du monde,
Vu de Fribourg où je vous parle, le monde ne semble pas avoir tellement changé ce lundi, et pourtant, c’est le jour où les frontières ouvrent à nouveau et où les traînées des avions vont lentement faire leur réapparition dans le ciel – même si certains le regrettent.
À ceux qui ne s’envoleront pas pour les vacances, reste le camping-car, très tendance en ce moment. Notre sélection du jour fait aussi la part belle au regard dans le rétroviseur, un an après la grève des femmes, et presque un siècle après les années brunes, qui virent un théâtre à Zurich se dresser contre le fascisme.
Excellente lecture,
Cet été, bien des Suisses devraient passer leurs vacances au pays. Et nombreux sont ceux qui le feront en camping-car. Ce type de véhicule a la cote depuis quelques années, et la pandémie accentue encore la tendance.
En ces temps où les autorités conseillent d’éviter une trop grande promiscuité, notamment dans les transports publics, le camping-car peut représenter une solution idéale. Il allie en effet un mode de transport individuel, un hébergement au grand air, et des vacances en liberté.
Depuis 2007, le nombre d’immatriculations de ces véhicules a triplé en Suisse. Et pour cet été, les locations atteignent un niveau record, avec un nombre important de clients qui s’y mettent pour la première fois.
Il y a tout de même un inconvénient de taille: le stationnement. Le nombre de places met la Suisse en queue de peloton au niveau européen. Reste la solution du camping sauvage, mais attention, les règles varient beaucoup d’un endroit à l’autre et dépendent des communes, ou des propriétaires des terrains.
- L’article de mon collègue Olivier Pauchard
- Certaines communes veulent punir le camping sauvageLien externe, le reportage du 19h30 de la RTS
- Coronavirus: la situation en Suisse – l’état de la pandémie et du déconfinement, mis à jour régulièrement
C’était il y a un an. À quoi aura servi la grève des femmes du 14 juin 2019? La cause de l’égalité a fait quelques progrès, notamment au niveau de la présence féminine au Parlement, mais l’Union syndicale suisse les qualifie globalement de «beaucoup trop lents».
Une vague violette d’un demi-million de femmes en grève dans les rues suisses. Ce serait inconcevable aujourd’hui, même si la cause anti-raciste a redonné aux gens le goût de manifester, après trois mois de semi-confinement.
La crise du coronavirus a encore mis en évidence le rôle des femmes dans la société, que ce soit dans le système de santé, dans les magasins ou dans les ménages, avec les tâches supplémentaires découlant du confinement.
- L’article de ma collègue Katy Romy, un an après la grève des femmes
- Infirmières en Suisse, héroïnes stressées et sous-payées, la grande enquête de mes collègues Luigi Jorio et Sibilla Bondolfi
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Retour aux années 1930, où le Schauspielhaus de Zurich donne refuge aux artistes qui fuient le nazisme. De simple théâtre de province, l’institution devient un bastion de la liberté et de la lutte antifasciste, qui rayonne dans tout l’espace germanophone.
En 1940, le théâtre fait jouer le Faust de Goethe par des acteurs juifs et communistes. Un magnifique pied de nez aux Nazis, qui ont fait de l’œuvre un symbole de la quête de puissance de l’homme aryen.
Ces provocations ne plaisent pas à tout le monde. Les sympathisants nazis manifestent régulièrement leur désapprobation à l’intérieur même de la salle ou sur la place devant le théâtre, en scandant «Jude raus» («les Juifs dehors»).
Vers la fin de la guerre, le Schauspielhaus monte la première pièce du jeune Max Frisch. Friedrich Dürrenmatt, l’autre géant des lettres alémaniques doit aussi l’envol de sa carrière au théâtre zurichois.
- L’article de mes collègues David Eugster et Ester Unterfinger
- Le service des ondes courtes durant la guerre. La Suisse et sa neutralité pendant le conflit de 39-45 – de nos archives
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