Aujourd’hui en Suisse
Bonjour, amis lecteurs,
Le vaccin contre la Covid-19, ce n’est pas uniquement une cause humanitaire, c’est aussi un business et un enjeu géopolitique. Un enjeu qui attire les convoitises, et les espions industriels. Lesquels aujourd’hui se nomment souvent hackers.
Sinon, les avions recommencent gentiment à voler et l’Afrique se souvient qu’il y a 60 ans, elle commençait à secouer le joug colonial.
Excellente lecture,
La course mondiale au vaccin contre le coronavirus n’aiguise pas que l’appétit des laboratoires. Elle intéresse aussi les pirates informatiques. Pour l’instant, l’industrie pharma helvétique semble épargnée, mais elle reste sur ses gardes.
Depuis le début de la pandémie, les piratages informatiques ont globalement explosé à travers le monde. Dans une course au vaccin devenue éminemment géopolitique, ce cyberespionnage médical ferait figure de joker pour certains pays déterminés à être les premiers à avoir la parade.
Aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada notamment, la cyber protection des laboratoires est devenue affaire d’État. Les agences de sécurité nationales collaborent directement avec les entreprises pour les aider activement à se protéger des hackers étrangers.
En Suisse, la menace ne semble pas encore s’être concrétisée. Les grandes entreprises sont de toute façon sujettes aux cyberattaques en permanence, mais elles n’enregistrent pour l’heure pas d’augmentation.
- L’article de mon confrère Alexis Rapin
- Coronavirus: la situation en Suisse – l’état de la pandémie et du déconfinement, mis à jour régulièrement
Le ciel sans avions, c’est bientôt fini, mais le retour des enchevêtrements de traînées de condensation entre les nuages, ce n’est pas pour demain. Le redécollage se fait en douceur et le secteur ne prévoit pas un retour à la «normale» avant plusieurs années.
Pour les compagnies européennes, l’été à venir fera figure de premier test. La saison est habituellement cruciale en termes de chiffre d’affaires, mais les liaisons ne sont rétablies qu’au compte-gouttes et les passagers ne répondent pas encore présents en nombre.
Les plus grandes, qui ont reçu des milliards des États, passeront l’été, tout comme les low cost. Par contre, les toutes petites compagnies ne survivront sans doute pas. Un premier bilan pourra être tiré vers la fin de l’année, quand les vols long-courriers auront repris. Car c’est là que les grandes compagnies gagnent de l’argent.
Quant à Swiss, alors que sa maison mère Lufthansa a l’intention de supprimer 22’000 postes, elle devrait s’en sortir relativement bien. Elle bénéficie des crédits d’aide de la Confédération et elle reste plutôt saine. Car elle a déjà subi une belle cure d’amaigrissement, juste après le «grounding» de Swissair.
- L’articleLien externe, avec éclairages et interview audio de RTS Info
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À l’heure du «Black Lives Matter», il est bon de se souvenir de l’année 1960, qui a marqué l’indépendance de 17 pays africains. À l’époque, la Suisse, qui n’a jamais été une puissance coloniale, est bien placée pour nouer des relations avec les nouveaux États, faites de solidarité et d’intérêts commerciaux.
Il y a 60 ans, on célébrait «l’année africaine». C’est essentiellement la France qui lâche la bride à ses colonies. La Belgique suit, puis la Grande-Bretagne, l’Espagne et le Portugal quelques années plus tard.
La Suisse n’a jamais eu de colonies, bien que ses mercenaires se soient battus en Afrique dès le 18e et que ses missionnaires y soient arrivés au siècle suivant. Rapidement, elle ouvre des ambassades dans les capitales des nouveaux pays indépendants.
C’est l’époque où l’Occident veut faire barrage au communisme. Pour la Suisse, c’est aussi les débuts de la coopération au développement. Mais Berne défend également les intérêts commerciaux de ses entreprises, ce qui posera problème lorsqu’ils coïncideront avec ceux du régime raciste d’Afrique du Sud.
- L’article de mon collègue Andrea Tognina
- Le jeu trouble de la Suisse en Afrique du Sud, article de votre serviteur, tiré de nos archives
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