Aujourd’hui en Suisse
Chères lectrices & lecteurs,
Les mesures d’urgence sanitaire sont bientôt levées en Suisse. Reste un état de vigilance face à la pandémie mondiale de Covid-19, toujours en cours.
La vie quotidienne des Suisses peut donc retrouver une certaine légèreté, alors que l’été se profile. Nous vous proposons de découvrir les mariages en Haïti au travers du regard de la photographe Valérie Baeriswyl et les pérégrinations du journaliste Raphaël Grand, correspondant de la RTS à Washington.
Bon vent,
Décrétée le 16 mars par le gouvernement, la «situation extraordinaire» prend fin lundi prochain. La Suisse revient au niveau de «situation particulière» prévu par la loi sur les épidémies qui avait été instauré le 28 février, trois jours après le premier cas confirmé de Covid-19 en Suisse.
Dès le 22 juin, les cantons ont la priorité pour agir en cas de nouvelle augmentation des cas de Covid-19. Cela, en privilégiant les mesures qui se sont avérées particulièrement efficaces jusqu’à présent, recommande le Conseil fédéral.
Parmi les allègements annoncés ce vendredi par le gouvernement, la distance de sécurité entre deux personnes dans l’espace public est réduite à 1,5 mètre, au lieu de 2 mètres. Pour les restaurants, il n’y a plus d’obligation d’être assis. Le couvre-feu à minuit pour les restos, les discos et les clubs de nuit est levé.
Le port du masque reste recommandé dans les transports publics mais il deviendra obligatoire dans les manifestations. En contrepartie, il n’y a plus de nombre maximum de participants. Toutes les manifestations politiques et civiles sont concernées.
Le gouvernement abandonne la recommandation de télétravail. Il incombera aux employeurs de décider où leur personnel doit travailler. Les personnes vulnérables peuvent également retourner sur leur lieu de travail.
- Coronavirus: la situation en Suisse (swissinfo.ch)
- Les annonces du Conseil FédéralLien externe par la RTS
-
Les conseils aux voyageurs suite à la réouvertures des frontières en EuropeLien externe (DFAE)
-
De la Chine à la Suisse, six mois de vie avec le virusLien externe (RTS)
Le smartphone n’incarne pas seulement une forme de repli sur soi. C’est la conclusion de Nicolas Nova, professeur associé à la Haute Ecole d’art et de design de Genève qu’il développe dans un livre titré «Smartphones, une enquête anthropologique».
Dans le quotidien Le Temps, le chercheur raconte à mon confrère Florian Delafoi sa démarche et son enquête menée de Genève à Tokyo. «Je souhaitais déconstruire l’idée d’une addiction qui serait semblable à celle liée à la consommation de sucre ou de drogue», répond Nicolas Nova dans l’entretien accordé au Temps.
«De prolongement corporel, les objets technologiques deviennent avec l’ordinateur ou le smartphone prolongement de notre intellect, souligne Nicolas Nova. Certaines personnes interrogées parlent d’un second cerveau, une métaphore qu’il faut prendre avec des pincettes.»
-
Nicolas Nova: «Le smartphone n’incarne pas seulement une forme de repli sur soi»Lien externe (Le Temps/abonnés)
- L’enquête anthropologique qui dit comment le smartphone change (aussi positivement) la vieLien externe (Heidi.news/abonné)
Plus
En Suisse comme ailleurs, seuls quelques médias maintiennent leur propre réseau de correspondants à l’étranger, ces passeurs de cultures souvent précieux. SWI swissinfo.ch brosse le portrait de cinq d’entre eux. Première escale aux États-Unis avec Raphaël Grand, de la radio publique helvétique.
Sur le front des protestations massives déclenchées le 25 mai dernier par le meurtre de Georges Floyd lors d’une interpellation policière à Minneapolis, Raphaël Grand a réalisé à l’occasion d’un reportage dans cette ville du Minnesota «que la police pouvait aussi être un danger pour les journalistes», plusieurs de ses confrères ayant été pris pour cible et blessés. Un comble dans un pays si attaché à la liberté d’expression.
Avant Washington, Raphaël Grand était en poste à Pékin. C’est là qu’il débute en 2013 son parcours de correspondant à 32 ans. Il commence par apprendre le chinois en Suisse et, une fois sur place, poursuit avec une heure de cours par jour. «La Chine est un pays plein d’inconnue, extrêmement passionnant, mais la politique étatique fait qu’il n’y a pas de débat, et finalement pas de politique tout court», dit-il à ma consœur. C’est alors qu’une place se libère à Washington qu’il rejoint en 2017 avec sa famille.
Parti pour le sud-est des Etats-Unis pour couvrir les effets dévastateurs d’un ouragan, le reporter se fait arrêter pour excès de vitesse par un policier. Remarquant son accent, ce dernier lui demande s’il est Français. Raphaël Grand lui répond tout de go qu’il est Suisse et le policier s’exclame alors: «Ah! Roger Federer! Have a good day!» et le laisse repartir.
- Le portrait de Raphaël Grand par Emilie Ridard (swissinfo.ch)
- Les correspondants, ces vigies du «Temps»Lien externe (Le Temps/abonnés)
-
RSF SuisseLien externe condamne les tirs de la police américaine visant des journalistes suisses
Mon confrère Marc-André Miserez a rencontré la photographe Valérie Baeriswyl, installée en Haïti depuis 2015. Nous vous présentons son dernier reportage sur les mariages qui l’ont amenée à parcourir cette république éreintée depuis son indépendance en 1804.
«J’ai pris des bateaux, des motos, des camionnettes et des ânes. Je me suis invitée dans des mariages paysans, dans les palais meringués des beaux quartiers de Port-au-Prince, parmi les torchis des bidonvilles, mais aussi dans ces salles louées où ce qui reste en Haïti de classe moyenne croit encore en un avenir possible», raconte la Broyarde de 33 ans.
En se glissant dans les coulisses des mariages haïtiens, elle a voulu saisir «l’anxiété mêlée d’euphorie, prélude universel aux vœux d’amour éternel». L’objectif est atteint!
- En Haïti, le jour du mariage, il faut que ça en jette ! (swissinfo.ch)
-
Valérie Baeriswyl, témoin de la vie et des mariages en Haïti (swissinfo.ch)
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative