Aujourd’hui en Suisse
Bonjour à vous, lecteurs de Suisses et du monde,
Télémédecine, télétravail: en début d’année encore, ces deux notions pouvaient sembler abstraites à la majorité d’entre nous, pour qui elle désignaient au mieux des perspectives lointaines. Aujourd’hui, la plupart des gens ont pu faire l’expérience de l’une ou de l’autre de ces formes modernes de rapports humains – car c’est aussi de cela qu’il s’agit.
Quant à l’expérience de prendre l’avion par les temps qui courent, elle peut s’avérer étrange et déstabilisante. Renseignez-vous bien !
Et excellente lecture,
La crise du coronavirus a dopé la télémédecine. La consultation numérique est entrée dans les mœurs, même si elle n’a pas que des adeptes fervents.
Aujourd’hui, les patients reviennent au cabinet, mais la période du confinement pourrait bien avoir modifié durablement notre rapport à l’acte médical.
La télémédecine n’est pas une nouveauté. Elle existe depuis des années, mais elle se heurtait jusqu’ici à certaines réticences des patients et des praticiens.
Il faudra toujours un cerveau humain derrière les machines pour poser un diagnostic. Les robots auxiliaires de santé sont déjà une réalité, mais les robots médecins ne sont pas pour demain.
- L’article de ma collègue Laure Wagner
- Coronavirus: la situation en Suisse, mis à jour quotidiennement
La crise sanitaire a aussi dopé le télétravail. Mais quand une frontière sépare l’employé et son entreprise, les choses ne sont pas simples. Un règlement fiscal européen freine l’élan dans les zones frontalières de la Suisse.
Rien qu’à Genève, les travailleurs frontaliers sont près de 87’000. Tous ne peuvent pas travailler à distance, mais ceux pour qui la chose est possible ont été nombreux à passer au «Home Office» ces derniers mois.
Mais, en temps normal, ce sont les tarifs du lieu de domicile qui prévalent pour les impôts et les charges sociales. Or en France, ces dernières sont trois à quatre fois plus élevées qu’en Suisse.
Le règlement européen en question a été suspendu pendant la crise du coronavirus, mais le retour à la normale est pour bientôt. Le développement du télétravail transfrontalier pourrait donc se voir freiné dans son élan.
- L’article de notre collègue Sylvie Belzer, de RTS Info
- Pourquoi la Suisse a besoin de main-d’œuvre étrangère, notre Point Fort
Plus
Passagers moins nombreux que prévu, vols annulés au dernier moment, frontières qui restent fermées: l’été risque d’être chaotique dans les aéroports suisses. Les compagnies n’arrivent pas à anticiper la demande. Le redémarrage du secteur aérien est synonyme de casse-tête.
Les compagnies aériennes naviguent à vue. Elles rétablissent des liaisons sans savoir si les passagers seront là. Résultat: des avions parfois vides et des vols annulés à la dernière minute.
Les frontières qui restent fermées plus longtemps que prévu posent également problème, alors que les compagnies tablaient sur leur ouverture. Les annulations sont donc plus fréquentes qu’avant la pandémie.
La Fédération romande des consommateurs hausse le ton. Pour elle, les remboursements des vols annulés prennent encore trop de temps et les compagnies aériennes ne doivent pas se renflouer en vendant des billets à l’aveugle.
- L’articleLien externe de RTS Info
- Le Parlement veut aider Swiss à reprendre son envol, par mon collègue Armando Mombelli (6 mai 2020)
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative