Aujourd’hui en Suisse
Chères lectrices & lecteurs,
L’hôtellerie suisse, comme ailleurs, espère se remplumer cet été, après l’immobilisation mondiale des potentiels touristes.
À Genève, le secteur est le plus touché de Suisse. Circonstance aggravante, il dépend fortement des voyages d’affaires et des conférences internationales. Pas seulement des touristes donc, alors que la reprise des réunions internationales ne reprend que très timidement et sans participants venus du reste du monde.
Sinon, je vous propose un voyage à Marseille où se déchirent deux vénérables institutions helvétiques.
Cordialement,
La pandémie de Covid-19 frappe de plein fouet le secteur hôtelier genevois, qui dépend fortement des voyages d’affaires et des conférences internationales.
Actuellement, 60 des 125 hôtels genevois n’ont toujours pas rouvert leurs portes, relève mon confrère Simon Bradley. Au plus fort du confinement, 84% des restaurants et des hôtels de la ville étaient fermés. Selon une récente étude, les établissements ont perdu chacun en moyenne 1,7 million de francs en mars et avril et environ 1 million en mai et juin. Il s’agit du déficit le plus important de toutes les régions touristiques suisses.
Les hôtels et restaurants de la place sont exposés au plus gros risque de faillite en Suisse. Quelque 35% d’entre eux pourraient être potentiellement touchés. Une situation qui plonge les employés dans l’incertitude. Sur les quelque 15’000 employés que compte l’hôtellerie-restauration genevoise, 13’000 ont été mis au chômage partiel durant le confinement, percevant 80% de leur salaire. Un revenu qui peut s’avérer insuffisant pour faire face aux coûts élevés de la vie à Genève.
«Les affaires vont vraisemblablement reprendre timidement en juillet et août. La grande inconnue concerne septembre-novembre», indique Adrien Genier, directeur général de Genève Tourisme. «Mais plus de 80% des personnes qui séjournent à Genève sont des visiteurs étrangers et un grand nombre d’entre eux viennent des États-Unis, de Grande-Bretagne et des États du Golfe, des pays bien fermés en ce moment», rappelle-t-il.
Ce mardi, plus de la moitié des États membres de la Cour pénale internationale ont pris la défense de l’unique tribunal permanent pour les crimes de guerre, dans une réponse diplomatique à une menace américaine de sanctions contre ses employés lancée au début du mois.
La déclaration conjointe rédigée par le Costa Rica et la Suisse a été appuyée par 67 des 123 membres de la CPI, y compris des alliés américains comme l’Australie, le Royaume-Uni et les Pays-Bas.
«En tant que parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale, nous réaffirmons notre soutien indéfectible à la Cour en tant qu’institution judiciaire indépendante et impartiale», déclarent les signataires. Ils réitèrent leur engagement à préserver l’intégrité de la Cour «sans se laisser décourager par aucune mesure ou menace contre la Cour, ses fonctionnaires et ceux qui coopèrent avec elle.»
Le 11 juin, le président Donald Trump a autorisé des sanctions économiques et de voyage contre des employés de la Cour pénale internationale qui enquêtaient sur des soldats et des responsables du renseignement des États-Unis et des pays alliés, y compris Israël, pour d’éventuels crimes de guerre en Afghanistan et ailleurs.
- International Criminal Court members defend it in face of U.S. sanctions (Reuters/swissinfo.ch)
- L’espoir que les criminels de guerre soient traduits en justice (swissinfo.ch)
- Pas de répit pour les criminels de guerre (swissinfo.ch)
À Marseille, le domaine des Charmerettes vend une partie de ses terres pour restaurer ses bâtiments. La mairie convoite aussi un bout du «joyau». Et les Suisses concernés se déchirent.
La bataille qui dure depuis des années oppose la fondation Helvetia Massilia à la Société Suisse de Bienfaisance, témoins de la riche histoire de la communauté suisse de Marseille qui remonte au 16e siècle.
Propriétaire des lieux, la fondation Helvetia Massilia cherche à vendre une partie de ce domaine essentiellement agricole de plus de 3 hectares au cœur de Marseille. La Société Suisse de bienfaisance s’y oppose pour préserver intégralement sa splendide bastide datant du XVIIIe siècle, ses terres agricoles et son bois.
Supprimer un espace vert, cultivé, au cœur de la métropole provençale? Impossible, estiment les milieux écologistes marseillais qui s’opposent également au projet. «La période de confinement nous a montré que la ville de Marseille était autosuffisante… un seul jour! Et certains voudraient encore supprimer des zones agricoles», déplore Alain Golea, de France Nature Environnement.
Le second tour des élections municipales ce dimanche pourrait rebattre les cartes de cet interminable contentieux.
- A Marseille, une enclave suisse s’invite dans la campagne électorale (swissinfo.ch)
-
L’éclairante saga des Suisses de Marseille (swissinfo.ch)
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Domaine des Charmerettes: les recours se multiplientLien externe (La Marseillaise)
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