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Aujourd’hui en Suisse

Chères Suissesses, chers Suisses de l’étranger,

Ma passion pour le football s’est quelque peu érodée à l’âge de 9 ans lorsque, avant un match, l’entraîneur nous a conseillé, à mes coéquipiers et moi, de nous «jeter par terre et de crier» dès qu’un adversaire nous toucherait. À l’époque déjà, ce conseil me semblait assez peu pédagogique.

Hier, c’est précisément autour d’une simulation que s’est joué le destin de l’équipe nationale suisse à la Coupe du monde. Si mon exaspération face aux simulations reste intacte, je partage les doutes des supporters helvétiques quant aux décisions de l’arbitre, sans lesquelles l’histoire aurait pu connaître un dénouement différent.

Bonne lecture!

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Une performance non pas digne d’un Oscar, mais d’un carton jaune. Copyright 2026 The Associated Press. All Rights Reserved.

L’équipe nationale suisse de football a été éliminée en quarts de finale de la Coupe du monde par l’Argentine. Bien que ce résultat semblait prévisible, le sentiment d’avoir été lésé par les décisions de l’arbitre domine en Suisse.

Après avoir égalisé en seconde période sur le score de 1-1, la Suisse semblait lancée, sinon vers la victoire, du moins vers un match serré face aux champions du monde en titre. Puis l’intervention de l’assistance vidéo (VAR) a transformé un carton jaune infligé à l’Argentine en un second carton jaune pour simulation à l’encontre du Suisse Breel Embolo. Déjà averti, ce dernier a dû quitter le terrain. Réduite à dix joueurs, la Suisse a encaissé deux buts en prolongation.

La simulation était réelle, mais la décision de faire intervenir la VAR sur une action anodine en milieu de terrain, ainsi que l’indulgence présumée de l’arbitre envers l’Albiceleste constatée auparavant, ont déclenché une vive polémique. Le premier à se plaindre a été le sélectionneur helvétique Murat Yakin qui a lancé après la défaite: «Cette décision a changé le match. Aujourd’hui, c’est le football qui a perdu.»

Comme l’écrit la RSI dans son commentaire: «Avec le temps, on pourra apprécier le parcours accompli lors du meilleur Mondial depuis 72 ans. Mais pour l’heure, c’est surtout le regret qui domine.»

rentes AVS
Environ un million de rentes AVS et AI sont versées à l’étranger par la Centrale de compensation. Keystone / Gaetan Bally

Quarante millions de francs ont été versés en trop ces dernières années à l’étranger sous forme de rentes AVS (Assurance vieillesse et survivants) et AI (Assurance invalidité). Il reste 17 millions à récupérer, et 300’000 francs sont «définitivement perdus».

C’est ce qu’écrivent les titres du groupe Tamedia, citant les chiffres de la Centrale de compensation (CdC), qui verse chaque année environ 8 milliards de francs à des personnes établies à l’étranger ayant travaillé en Suisse.

Les versements excédentaires sont principalement liés à des retards dans la communication d’un décès, d’un changement d’état civil ou d’adresse, en particulier lors d’un déménagement dans un pays avec lequel la Suisse n’a pas conclu d’accord de sécurité sociale. Dans certains cas, il s’agit de fraude, précisent les journaux de Tamedia, citant l’exemple d’un homme vivant au Mali qui a fait croire pendant des années qu’il résidait encore en Suisse et a finalement été condamné à rembourser 72’000 francs.

Le recouvrement des fonds indûment versés «est plus complexe à l’étranger qu’en Suisse», écrit la CdC. Un récent rapport du Contrôle fédéral des finances souligne qu’il reste encore de nombreuses marges d’amélioration pour éviter les versements indus. La situation est toutefois moins grave qu’il y a quelques années. En 2020, le montant total des prestations versées en trop s’élevait encore à près de 82 millions de francs. L’introduction de nouvelles mesures, notamment l’échange automatique de données sur les décès avec les autorités de plusieurs pays, a contribué à améliorer la situation.

GANDUR
Jean-Claude Gandur en 2015. Keystone / Jean-Christophe Bott

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a donné tort au Tribunal fédéral (TF) suisse dans l’affaire opposant l’homme d’affaires Jean-Claude Gandur au journal Le Courrier.

Il y a onze ans, Jean-Claude Gandur avait déposé plainte, au civil et au pénal, à la suite d’un article publié dans le contexte des travaux de rénovation du Musée d’art et d’histoire de Genève. La fondation de l’homme d’affaires suisse proposait d’investir 40 millions de francs dans le projet en échange de la possibilité d’y exposer ses collections. L’article mettait en doute l’origine du patrimoine du milliardaire, mentionnant les activités de négoce pétrolier de Jean-Claude Gandur en Afrique et évoquant de la corruption présumée en lien avec l’une de ses sociétés.

L’affaire est montée jusqu’au TF qui, infirmant la décision de l’instance précédente, avait conclu que Le Courrier s’était rendu coupable d’atteinte à la personnalité. Cependant, selon la CEDH, l’article reposait «sur une base factuelle établie, sans recourir à des affirmations sans fondement», et il existait un intérêt public à évoquer les biens du mécène.

Les juges de Strasbourg estiment que les tribunaux suisses auraient dû prendre en compte la violation de la liberté d’expression et ne pas se limiter à examiner l’atteinte à la personnalité. La CEDH a donc condamné la Suisse à verser au Courrier 52’600 euros (près de 49’000 francs) au titre des frais de procédure et 4000 euros (3700 francs) de réparation pour le préjudice moral.

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La liberté, oui, mais il faut respecter les règles, rappelle le TCS. Keystone / Alessandro Della Bella

Vous souhaitez passer vos vacances en immersion dans la nature helvétique? Comme chaque année, le Touring Club Suisse (TCS) rappelle qu’il est possible de camper librement en Suisse, mais en respectant des règles strictes.

Le camping sauvage — qui consiste à passer la nuit sous tente, en van ou en camping-car hors des structures officielles — est de plus en plus populaire, mais il n’est pas autorisé partout en Suisse. En l’absence de réglementation uniforme au niveau fédéral, les règles peuvent varier selon le canton ou la commune.

Le TCS recommande ainsi de contacter la commune ou la police locale avant de s’installer pour la nuit. S’il s’agit de terrains privés, l’autorisation des propriétaires est indispensable.

Le camping sauvage est systématiquement interdit dans plusieurs zones protégées telles que les districts francs fédéraux, les zones de tranquillité pour la faune, le Parc national suisse et d’autres espaces naturels protégés. Le bivouac, quant à lui, est généralement toléré au-dessus de la limite des forêts, à condition de respecter les réglementations locales. La règle d’or, enfin, est de respecter la nature et de ne laisser aucune trace de son passage.

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