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Chères Suissesses, chers Suisses de l'étranger,

Si vous deviez acheter une nouvelle machine à laver, choisiriez-vous celle qui a obtenu une note de 7/10 lors des tests ou celle qui n'a obtenu qu'un faible 1/10? Chez armasuisse, cette question s’est posée non pas pour des machines à laver, mais pour le nouveau pistolet d'ordonnance de l'armée. Et elle a opté pour le moins bien noté. 

Après vous avoir expliqué pourquoi, nous vous donnerons les instructions, testées hier par le CERN, pour transporter correctement de l’antimatière par camion. On ne sait jamais.

Bonne lecture!

pistolet
Les défauts de ce pistolet sont pires que prévu. Copyright 2025 The Associated Press. All Rights Reserved.

Le nouveau pistolet d’ordonnance que l’armée entend acquérir, le P320, fabriqué par la filiale américaine de SIG Sauer, s’est révélé catastrophique lors des tests menés par des spécialistes mandatés par les forces armées elles-mêmes et par l’Office fédéral de l’armement (armasuisse). Mais ces évaluations ont été ignorées.

Le portail Watson a révélé cette information après avoir obtenu des documents internes en vertu de la loi sur la transparence. Parmi les trois modèles pris en considération, celui qu’armasuisse a choisi s’est révélé être le pire: il a obtenu la note de 1 sur 10, contre 7 pour le Glock, le plus performant.

Compliqué, peu maniable, imprécis… Les défauts concernent pratiquement tous les aspects techniques de l’arme choisie pour remplacer l’ancien SIG P220, en service dans l’armée depuis 50 ans.

Urs Loher, directeur général d’armasuisse, a toutefois opté pour le P320. Le fait que l’offre soit nettement moins chère a pesé plus lourd dans la balance pour le chef de l’armement, tout comme la souveraineté industrielle suisse, écrit Watson. La version qui devrait être remise aux soldats serait en effet produite en Suisse et non aux États-Unis. Toutefois, les adaptations «se limiteront au minimum», a déclaré le responsable de la communication d’armasuisse au portail en ligne. 

Ce choix devra être examiné par le Parlement lors du débat sur le budget de l’armée.

CCS
La modernisation du CCS a coûté 7,3 millions de francs. Sur la photo, le directeur, Jean-Marc Diébold. Keystone / Alessandro Della Valle

Après quatre ans de travaux, le Centre culturel suisse de Paris (CCS) rouvre ses portes au public dans des locaux modernisés.

Installé depuis 1985 dans un hôtel particulier du 17e siècle au cœur de la ville, le CCS s’est imposé au fil du temps comme une vitrine de premier plan de l’art contemporain suisse en France, offrant aux artistes non seulement un espace d’exposition, mais aussi de rencontre et d’expérimentation. Cette mission du premier siège ouvert à l’étranger par la Fondation suisse pour la culture, Pro Helvetia, reste inchangée.

Le CCS «contribue à faire rayonner une scène artistique suisse reconnue non seulement pour sa diversité, mais aussi pour son indépendance», a déclaré la ministre suisse de la Culture Elisabeth Baume-Schneider, en visite dans la capitale française.

«Contrairement à la plupart des centres culturels étrangers à Paris, nous ne dépendons pas du réseau diplomatique», a rappelé à Swissinfo le directeur du CCS, Jean-Marc Diébold. Pas de «soft power», de drapeaux, de fromage ni de chocolat. En d’autres termes, le Centre reflète une Suisse ouverte, diverse et loin des clichés. «Une chance que beaucoup d’autres instituts nous envient», a-t-il ajouté.

CERN
Un convoi pour le moins exceptionnel. Keystone / Salvatore Di Nolfi

Pour la première fois au monde, de l’antimatière a été transportée dans un camion. Ce jalon historique a été franchi par le CERN à Genève.

Les charges électriques des particules qui composent la matière et l’antimatière sont de signe opposé. Lorsque les deux entrent en contact, elles s’annihilent mutuellement en se transformant en énergie. Étant donné que la matière est ce qui compose… tout, le transport de l’antimatière est pour le moins compliqué. 

Et pourtant, pour la première fois, 92 antiprotons ont voyagé pendant une demi-heure dans la remorque d’un véhicule à travers le site du laboratoire genevois, dans un conteneur spécial d’une tonne qui les maintenait en suspension dans le vide grâce à des champs magnétiques et à des températures proches du zéro absolu. 

Si le dispositif avait connu un problème pendant le transport, souligne le CERN, il n’y aurait eu aucune conséquence: l’énergie libérée aurait en effet été d’environ un millionième de joule, soit à peu près l’équivalent de la force nécessaire pour appuyer sur une touche du clavier d’un ordinateur.

Le CERN est actuellement le seul endroit au monde où l’on produit des antiprotons. Sur place, de nombreuses mesures ne peuvent toutefois pas être effectuées avec la précision souhaitée, en raison des fluctuations magnétiques générées par les machines. D’où l’importance de pouvoir transporter les antiprotons vers des lieux plus adaptés.

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Une fois repêchés et catalogués, les objets découverts seront présentés au musée du Laténium d’Hauterive, dans le canton de Neuchâtel. Fondation octopus via Keystone

Une cargaison de vestiges romains en excellent état a été découverte dans le lac de Neuchâtel. Une découverte unique au nord des Alpes et qualifiée d’«exceptionnelle» par les autorités cantonales neuchâteloises.

La cargaison, qui a coulé au premier siècle après J.-C., était transportée dans un navire marchand civil sous escorte militaire, comme le laisse supposer la présence d’armes (des glaives), aux côtés de plusieurs centaines de récipients en céramique: bols, assiettes, verres et plateaux fabriqués sur le Plateau suisse, mais aussi des récipients d’huile d’olive importés d’Espagne.

Cette découverte a été rendue possible grâce à une photographie aérienne prise en novembre 2024 dans le cadre d’une surveillance des fonds marins réalisée par le Service archéologique cantonal.

Le matériel retrouvé constitue une source inestimable d’informations archéologiques, qui permettront, par exemple, d’en savoir plus sur les réseaux d’échange, les compétences techniques et la commercialisation des produits à cette époque.

À l’exception des vestiges les plus fragiles, les objets se trouvent pour l’instant encore en grande partie sous l’eau et doivent être protégés contre des menaces telles que l’érosion des fonds lacustres, l’ancrage de bateaux de plaisance et, surtout, le vandalisme et le pillage.

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