Aujourd’hui en Suisse
Chères lectrices, chers lecteurs,
Scénario réel ou pure œuvre de fiction – un espion russe aurait-il cherché à mener une attaque contre le sommet pour la paix en Ukraine, organisé par la Suisse le week-end dernier?
Le timing soulève la question, même si rien n’indique l’existence d’un tel plan. Les journaux de Tamedia révèlent mardi qu’un espion russe présumé aurait cherché – seulement quelques semaines avant «le Bürgenstock» – à se procurer des armes en Suisse.
Je vous parle aussi d’un accroc dans les négociations Suisse-UE, de la HSBC épinglée par le régulateur des marchés suisse, et d’une économie helvétique très compétitive.
Bonne lecture,
Le pire a-t-il été évité au Bürgenstock? C’est la question que se posent les titres de Tamedia, alors qu’ils révèlent qu’un diplomate russe a tenté, quelques semaines avant la conférence pour la paix en Ukraine, d’acquérir des armes en Suisse.
Alors en poste à Berne, l’espion présumé aurait cherché à se procurer des armes et des substances dangereuses. Ses prises de contact en Suisse auraient mis en alerte les autorités helvétiques alors que celles-ci s’apprêtaient à accueillir une cinquantaine de chefs d’État, dont la vice-présidente américaine et le président ukrainien.
Le Ministère public de la Confédération confirme avoir mené une enquête sur le diplomate russe et sur d’autres individus. Selon les sources de Tamedia, il s’agit de l’une des affaires de renseignement les plus graves dans l’histoire du pays. L’espion présumé aurait depuis quitté le territoire suisse à la demande des autorités.
La Suisse est un pays stratégiquement important pour les services secrets du Kremlin. Environ un tiers des 217 diplomates russes répartis entre Berne, Genève et Zurich seraient des espions, selon le Service de renseignement de la Confédération. Cela fait de la Suisse le principal repère en Europe pour les agents du renseignement russe.
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En pleines négociations, la relation Suisse-UE a-t-elle du plomb dans l’aile? Le quotidien Le Temps révèle l’annulation de la visite prévue en fin de semaine du commissaire européen chargé du dossier suisse.
Attendu les 20 et 21 juin en Suisse, Maros Sefcovic ne se rendra pas à Berne pour y rencontrer Ignazio Cassis, ministre des Affaires étrangères suisse. Et si le numéro deux de la diplomatie helvétique, Alexandre Fasel, faisait encore récemment référence en public à cette visite, son annulation n’est «pas vraiment une surprise», estime une source du Temps.
«C’est un signal fort envoyé par la Commission européenne à la Suisse, car les difficultés s’amoncellent et des obstacles fondamentaux demeurent», ajoute-t-elle. À Berne et à Bruxelles, le report de cette rencontre de haut niveau est justifié par le besoin d’obtenir en amont des «progrès suffisants».
Une décision prise à l’issue d’un appel entre les deux hommes lundi. Les deux côtés soulignent toutefois que les négociations se poursuivent avec un haut degré d’intensité, l’objectif affiché étant toujours de les boucler d’ici la fin de l’année. Le porte-parole du Département des affaires étrangères suisse précise encore que plus de 60 rencontres «dans divers domaines» ont déjà eu lieu. Pour rappel, les négociations ont débuté le 18 mars.
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- Suisse-UE: pourquoi des relations si compliquées? (swissinfo)
La filiale suisse de la banque privée HSBC n’a pas pris suffisamment de précautions en amont de certaines transactions, selon l’autorité suisse de surveillance des marchés (Finma) qui lui impose des mesures.
La branche helvétique du groupe bancaire britannique a manqué à ses obligations en matière de prévention du blanchiment d’argent concernant deux personnes politiquement exposées, a annoncé mardi la Finma. Conséquence: le gendarme financier lui interdit, entre autres, d’établir de nouvelles relations d’affaires avec ce type de clients, jugés à risque.
Concrètement, cela signifie que la banque n’a pas bien vérifié l’origine des avoirs lui ayant été confiés dans ces deux cas. L’autorité estime encore que de nombreuses transactions considérées comme étant à risque – pour un total de 300 millions de dollars entre 2002 et 2015 – n’ont pas été suffisamment clarifiées et documentées.
La Finma évoque une «violation grave» des lois régissant les marchés financiers. Elle ordonne notamment à HSBC de passer en revue toutes ses relations d’affaires actuelles à risque accru et avec des personnes politiquement exposées. Un chargé d’audit a été désigné pour surveiller la mise en œuvre de ces mesures.
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L’économie suisse est l’une des plus compétitives au monde. Un classement de l’IMD de Lausanne la range mardi au deuxième rang, derrière celle de Singapour.
Après deux ans de recul, la Suisse dépasse donc le Danemark et gagne une place par rapport à l’année dernière. Le pays brille par ses performances économiques et l’efficacité de ses entreprises alors qu’il reste également à la pointe en matière d’efficacité des pouvoirs publics et de qualité des infrastructures, selon les résultats de l’enquête, effectuée auprès de 67 pays.
En 2024, les principaux défis pour la compétitivité des économies mondiales ont notamment trait à l’environnement. Parmi eux: la transition vers une économie circulaire et à faibles émissions de carbone. Mais aussi la prise en compte de l’intégration croissante des marchés émergents dans l’économie mondiale et le suivi de la transformation numérique.
- Lire la dépêche de l’ATS via swissinfo
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