Aujourd’hui en Suisse
Chères lectrices, chers lecteurs,
L’histoire se répète pour la Suisse aux Jeux olympiques. À Paris comme à Tokyo trois ans plus tôt, c’est une médaille de bronze au tir à la carabine à air comprimé à 10m qui lance le pays dans la course aux titres olympiques. Une médaille que la Suisse doit à la Jurassienne Audrey Gogniat.
Je vous parle aussi d’une initiative parlementaire pour supprimer le secret bancaire pour les Suisses, du Traité sur la Charte de l’énergie auquel Berne s’accroche et de l’inauguration définitivement reportée de la capsule à suicide «Sarco».
Bonne lecture,
Au troisième jour des Jeux olympiques de Paris, la Suisse obtient sa première médaille; couleur bronze. La Jurassienne Audrey Gogniat a décroché lundi la troisième place lors du tir à la carabine à air comprimé à 10m.
La jeune tireuse de 21 ans marche ainsi dans les pas de Nina Christen, qui lors des jeux de Tokyo en 2021 avait, elle aussi, offert à la Suisse sa première médaille, obtenant le bronze dans la même discipline. Après un avant-dernier tir parti trop haut, Audrey Gogniat a su garder la tête froide pour finalement monter sur le podium. Sur 22 tentatives, elle n’a réalisé qu’un seul score inférieur à 10 points.
«Je n’ai pas les mots. Je décroche la première médaille pour la Suisse, le Jura, devant ma famille et mes supporters. C’est incroyable, je suis très heureuse», a-t-elle réagi après l’épreuve. La dernière médaille jurassienne aux jeux d’été remontait à 2012 avec le sacre à Londres de Steve Guerdat en hippisme.
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- Le résuméLien externe de la journée de lundi à Paris (RTS)
- «J’ai beaucoup souffert pour cette médaille»Lien externe (Blick)
Une initiative parlementaire veut renflouer les finances fédérales en abolissant le secret bancaire pour les Suisses. La proposition ne fait pas l’unanimité.
L’idée: pouvoir pleinement taxer les quelque 500 milliards de francs non déclarés chaque année en Suisse, afin de soulager la Confédération sous pression budgétaire. «La Confédération mais aussi les cantons vont avoir des déficits de plusieurs millions [..] et il faut avoir maintenant de l’argent pour tout payer», explique à la RTS Andrea Zryd, conseillère nationale socialiste à l’origine du texte.
Mais du côté des élus de droite, la proposition ne convainc pas. Selon eux, abolir le secret bancaire pour les Suisses aussi ne rapporterait pas plus à l’État que l’actuel impôt anticipé prélevé sur les comptes non déclarés. «Si on devait supprimer cet impôt anticipé pour des rentrées hypothétiques, je ne crois pas que la Confédération y gagnerait beaucoup», déclare le conseiller national PLR Damien Cottier. Selon lui, six milliards sont ainsi rentrés dans les caisses de la Confédération l’an dernier.
La Suisse s’accroche à un accord qui protège les investissements dans le charbon et le pétrole et que les scientifiques estiment contraire aux objectifs climatiques. Alors que l’Union européenne s’en retire, pourquoi Berne ne le fait pas? Dans son article, mon collègue Luigi Jorio nous explique pourquoi.
Peu connu du grand public, le Traité sur la Charte de l’énergie devait, à l’origine en 1994, offrir des garanties aux entreprises occidentales investissant dans les ressources énergétiques des anciens États soviétiques. Mais il permet aujourd’hui aux investisseurs de poursuivre un État et réclamer des dommages-intérêts s’ils estiment que les politiques nationales, par exemple climatiques, menacent leurs activités.
Confrontés à un nombre croissant de litiges juridiques, les pays de l’UE ont proposé de modifier le traité pour le rendre conforme aux objectifs de l’Accord de Paris. Mais en l’absence de consensus, les pays européens ont décidé de l’abandonner.
De son côté, la Suisse estime qu’une sortie de l’accord serait contraire à ses intérêts. Mais le pays soutient toutefois sa modernisation. Un choix que critiquent les organisations de défense du climat, dont certaines craignent que la Suisse devienne un refuge pour les entreprises européennes du secteur des énergies fossiles.
D’abord annoncée pour le mois de juillet, l’inauguration de la capsule à suicide «Sarco» est définitivement reportée. Ses exploitants ont indiqué que l’état psychique de la personne sélectionnée ne le permettait plus.
L’organisation dit avoir perdu contact avec l’Américaine en question, qui se trouvait en Suisse et avait été sélectionnée pour inaugurer la machine controversée. «Compte tenu de sa situation, il est clair que cette personne doit désormais recevoir des soins psychiques plutôt qu’une assistance au suicide», a déclaré l’Australien Philip Nitschke, concepteur du mécanisme.
Celui-ci est désormais occupé à la présélection du prochain candidat. «Les postulations ont considérablement augmenté depuis la récente médiatisation de la capsule», affirme l’organisation qui continue de tabler sur une première utilisation en 2024. Et d’ajouter que certains candidats sont helvétiques.
- Lire la dépêche (ATS via swissinfo)
- Les promoteurs de “Sarco” veulent l’utiliser en Suisse en 2024 (ATS via swissinfo, 17 juillet)
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