Aujourd’hui en Suisse
Suisses du monde, bonjour,
Je vous écris de Berne, qui s’est déjà drapée de nombreux drapeaux rouges à croix blanche pour célébrer la fête nationale. Les ministres prononceront à cette occasion plusieurs discours, mais le Conseil fédéral ne sera, cette année, pas représenté au Grütli. Une absence qui n’a pas manqué de générer quelques critiques.
Dans cette sélection, nous irons aussi à la rencontre de l’opposition vénézuélienne en Suisse, puis nous ferons un détour par les Jeux olympiques de Paris.
Bonne lecture,
Les célébrations de la fête nationale du 1er Août commencent déjà ce mercredi soir en Suisse. Discours, brunchs à la ferme, feux d’artifice ou spectacles de drones vont se succéder partout dans le pays entre aujourd’hui et demain.
Les membres du Conseil fédéral vont multiplier les discours: ils en prononceront 19 durant ces deux jours. Le ministre UDC des Transports Albert Rösti réalisera un véritable marathon en s’exprimant lors de sept manifestations différentes. La présidente de la Confédération Viola Amherd, elle, ne prendra la parole qu’à une occasion, en Argovie.
Cette année, le Conseil fédéral sera cependant absent de la prairie du Grütli, un lieu symbolique qui fait partie des mythes fondateurs de la Suisse. Cela aurait été au tour d’un ou d’une ministre du camp bourgeois de s’y rendre. Cependant, les conseillers fédéraux UDC et PLR ont annulé, ont été sollicités trop tard ou pas du tout par la Société suisse d’utilité publique (SSUP), qui organise la fête.
Le succès des brunchs du 1er Août à la ferme n’est plus à prouver. Cette année encore, quelque 280 exploitations agricoles de tout le pays ouvrent leurs portes à la population et leur proposent un petit-déjeuner campagnard. Les traditionnels feux d’artifice sont encore au programme de la soirée dans certaines communes, mais beaucoup préfèrent désormais les spectacles de sons et lumière ou de drones.
- Le sujet de la RTSLien externe sur les festivités du 1er Août
- Aucun conseiller fédéral ne sera présent sur le GrütliLien externe – Le Matin
- 1er Août: les conseillers fédéraux insensibles aux symbolesLien externe – Le Temps
Depuis la réélection controversée de Nicolás Maduro à la tête du Venezuela dimanche, un bras de fer s’est engagé dans le pays entre le pouvoir et l’opposition. En Suisse, les représentantes et représentants de l’opposition vénézuélienne sont convaincus qu’il y a bien eu fraude.
«Lors du comptage des voix, en présence de l’ambassadeur du Venezuela en Suisse et de ses collaborateurs, nous avons pu constater un nombre minime de votes en faveur de Nicolás Maduro», indique Erika Montañez, coordinatrice de l’opposition vénézuélienne en Suisse. Avec quelques compatriotes, elle a pu observer le déroulement du vote de la diaspora. «Edmundo González a obtenu la majorité avec 85% des voix, tandis que Nicolás Maduro n’a obtenu que 11% des voix», affirme-t-elle.
«Nos efforts de mobilisation de l’électorat vénézuélien en Suisse ont donné des résultats positifs», se réjouit tout de même Erika Montañez. Une heure avant l’ouverture du bureau de vote à l’ambassade à Berne, trois personnes faisaient déjà la queue pour voter, a constaté la militante. «Cela montre l’enthousiasme et la motivation des gens à participer à ces élections», dit-elle.
«Le régime de Maduro doit toutefois présenter un résultat qui soit «crédible» de son point de vue, car il sait pertinemment qu’il n’a pas la majorité derrière lui», estime également Erika Montañez. C’est pourquoi l’autorité électorale a déclaré le président sortant Nicolas Maduro vainqueur des élections avec 51%.
- L’interview d’Erika Montañez sur swissinfo.ch
- Le sujet de la RTSLien externe sur les manifestations au Venezuela
En Ukraine, à Gaza ou encore au Soudan, les médias évoquent souvent les violations du droit international humanitaire. Il y a toutefois également des cas où celui-ci est respecté et il est aussi important d’en parler.
«Le but du droit international humanitaire est de protéger les personnes touchées par les conflits armés», explique Anne Quintin, responsable du service de conseil juridique du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Les personnes qui travaillent sur le terrain constatent toutefois régulièrement qu’il n’est pas respecté: de plus en plus de civils sont tués, la violence sexuelle est banalisée, les infrastructures civiles sont détruites et les humanitaires sont pris pour cible.
Les réussites existent toutefois, mais elles restent souvent dans l’ombre, comme le relève Anne Quintin. Elle souligne que chaque fois qu’un belligérant s’abstient de mener une action militaire parce que trop de civils seraient touchés, chaque fois que le CICR peut rendre visite à des prisonniers, parler aux belligérants ou apporter une aide humanitaire, les règles sont respectées.
Ce sont parfois des raisons économiques qui poussent certains États à se conformer aux règles, par exemple pour éviter des sanctions internationales, relève l’experte du CICR. D’autres veulent se positionner en tant que défenseurs du droit international humanitaire pour se forger une bonne réputation auprès de leur propre électorat, estime Anne Quintin.
- Lire l’article d’Annegret Mathari
- «Le Soudan est devenu l’une des plus grandes crises humanitaires dans le monde» – swissinfo.ch
- «Nous avons une occasion unique de réglementer les armes autonomes» – swissinfo.ch
Après le bronze obtenu par la tireuse jurassienne Audrey Gogniat, la deuxième médaille suisse aux Jeux olympiques de Paris se sera fait attendre. C’est la Zurichoise Julie Derron qui l’a finalement décrochée ce mercredi. Elle s’est hissée sur la deuxième marche du podium en triathlon.
Julie Derron ne faisait pas partie des favorites. Elle a créé la surprise en décrochant un podium olympique, ne se laissant devancer que par la Française Cassandre Beaugrand. La Zurichoise se montre d’ordinaire plus à l’aise dans le format sprint et ne figure qu’au dixième rang mondial.
L’athlète suisse a cependant réussi une course incroyable. Après avoir parfaitement limité les dégâts en natation dans la Seine, elle a pris rapidement les commandes à vélo, avant d’imprimer un rythme soutenu sur la partie de course à pied.
«La médaille d’argent, c’est incroyable», a réagi la Suissesse peu après l’arrivée, au micro de la RTS. «Je ne réalise pas trop ce résultat, je suis très fière, car nous avons beaucoup travaillé avec toute l’équipe. C’est vraiment magnifique.»
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