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Tandis que la ville de Lausanne est toujours en proie à des émeutes après la mort d’un jeune qui fuyait la police à scooter, deux autres affaires mettent les forces de l’ordre dans une situation très peu confortable.

Bonne lecture,

Des agents de la police lausannoise en patrouille
Des agents de la police lausannoise en patrouille Keystone / Jean-Christophe Bott

Alors que Lausanne a connu une seconde nuit d’émeutes après le décès, dimanche à l’aube, d’un jeune qui fuyait la police, des révélations d’échange de messages racistes, antisémites et sexistes entre des membres des forces de l’ordre lausannoises risquent de mettre plus encore le feu aux poudres.

La municipalité de Lausanne a révélé l’existence de messages ou photos à caractère notamment raciste, antisémite, sexiste ou discriminatoire, que se transmettaient des policiers ou anciens policiers. Quatre d’entre eux ont été suspendus avec effet immédiat.

Réuni au complet devant la presse, l’exécutif lausannois a montré lundi quelques-uns de ces messages. Un plan d’action a été décidé. Il passera «par des sanctions à l’égard des auteurs identifiés, des mesures d’enquête complémentaires et une réforme en profondeur de la culture de travail au sein de la police municipale».

La police vaudoise est également mise à mal dans un autre dossier. Un nouveau rapport remet en question la légitime défense invoquée par le policier qui a tiré sur Nzoy à la gare de Morges en 2021, provoquant sa mort.

Des images et des analyses 2D et 3D ont permis d’établir que Nzoy cherchait à fuir. «Si Nzoy a fui, il n’y a pas de légitime défense», a déclaré l’avocat de la famille de Nzoy, Me Ludovic Tirelli. Après avoir été classée par le Ministère public, l’enquête a été rouverte en mai par le Tribunal cantonal vaudois et un procès aura lieu.

une couturière
Les Suisses aimeraient que les conditions de l’âge de départ à la retraite soit moins rigides. Keystone / Gaetan Bally

Près des deux tiers des Suisses désirent plus de liberté pour choisir l’âge de la retraite. Les réformes de l’AVS proposées jusqu’à présent, notamment la hausse des cotisations, sont peu populaires. C’est ce qui ressort d’une étude du cabinet d’audit et de conseil Deloitte présentée mardi.

La population «aspire à plus de liberté plutôt qu’à des limites d’âge rigides» et attend des «réformes qui soient économiquement judicieuses et qui aillent dans le sens de l’équité intergénérationnelle», a indiqué Reto Savoia, le président-directeur général de Deloitte Suisse.

L’étude propose ainsi une flexibilisation accrue de l’âge de la retraite. À l’avenir, chaque personne devrait pouvoir décider elle-même de l’âge de son départ à la retraite en fonction de critères tels que l’état de santé, la situation financière et les projets de vie individuels.

Une majorité relative des personnes interrogées (44%) défend l’idée d’une hausse des contributions fédérales à l’AVS. En revanche, ni la hausse des cotisations salariales (49% d’avis défavorables), ni la hausse de la taxe sur la valeur ajoutée (65% contre) ni encore une réduction des rentes (rejet de plus de 75%) ne convainquent. 

Sergio Ermotti, directeur général d’UBS
Keystone / Urs Flueeler

Le Conseil fédéral a sollicité l’aide de la grande banque UBS dans le cadre du conflit douanier avec les États-Unis, d’après les journaux du groupe CH Media. Ce rôle de médiateur pourrait permettre à la grande banque d’améliorer ses relations avec Karin Keller-Sutter.

La demande émanerait directement du département de l’économie de Guy Parmelin, ains que des milieux économiques. Aux États-Unis, UBS est un employeur important. En outre, son directeur général Sergio Ermotti et son président du conseil d’administration Colm Kelleher disposeraient d’un bon réseau à New York et à Washington.

Selon les recherches de CH Media, les premiers contacts d’UBS avec les autorités américaines ont déjà eu lieu. «Le lobbying pour la Suisse est en cours», entend-on dans les milieux financiers.

D’après ces mêmes milieux, la grande banque espère retirer un effet secondaire positif de ses bons services.  En effet, en tant que ministre des Finances, Karin Keller-Sutter a joué un rôle de premier plan dans l’élaboration des nouvelles règles sur les fonds propres à l’encontre d’UBS, qui obligent celle-ci à se procurer 25 milliards de francs de capital supplémentaire.

Entrée principale de l’Université de Zurich
Entrée principale de l’Université de Zurich Keystone / Gaetan Bally

En raison notamment de l’essor des outils d’intelligence artificielle générative (IA), les étudiantes et étudiants de la faculté de droit de l’université de Zurich (UHZ) devront soutenir oralement leur thèse de doctorat dès 2026.

Chat-GPT fait désormais partie du quotidien des étudiantes et étudiants. Son utilisation dans la rédaction de travaux scientifiques suscite toutefois nombre de questions. Plusieurs universités et hautes écoles zurichoises travaillent à l’élaboration de directives sur l’IA ou les ont déjà formulées, selon le quotidien Tages-Anzeiger.

À la Haute école pédagogique de Zurich, le nombre de travaux refusés a légèrement augmenté ces dernières années. L’UZH a également connu des cas où l’IA a été utilisée sans être déclarée correctement, mais l’université ne recense pas de chiffres concrets.

Ainsi, dès 2026, la faculté de droit de l’UZH changera le régime d’examen des thèses. «Un examen oral final fait désormais partie des standards internationaux, et il permet également de détecter les utilisations abusives de l’IA», déclare son doyen Thomas Gächter.

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