Aujourd’hui en Suisse
Chères Suissesses, chers Suisses à l'étranger,
Que reste-t-il lorsqu'un ambassadeur s'en va? Souvent, rien de perceptible. Parfois, quelques mots aimables. Il est rare qu'un diplomate profite de l'occasion pour s'exprimer plus clairement.
C'est pourtant ce que fait le représentant sortant de l'UE à Berne. Et cela vaut la peine d'être lu.
Meilleures salutations de Berne,
D’un ton amical, mais franc sur le fond, l’ambassadeur de l’UE fait ses adieux à son pays d’accueil dans une interview accordée au Tages-Anzeiger. Voici les phrases les plus marquantes de cet entretien.
À propos des droits de douane punitifs de 39% imposés par Donald Trump à la Suisse: «Nous avons une fois de plus la preuve que l’UE est le partenaire le plus fiable et le meilleur ami de la Suisse.»
À propos des contributions financières suisses à la cohésion de l’UE: «La contribution suisse s’élève à environ 14 francs suisses par habitant et par an. Les avantages s’élèvent à environ 3000 francs par an. Ce n’est pas une mauvaise affaire.»
À propos de l’immigration et de la libre circulation des personnes: «L’immigration n’est pas le résultat de la libre circulation des personnes, mais de la croissance économique. C’est le prix de la prospérité. Si vous voulez réduire l’immigration, vous devez délocaliser vos entreprises aux États-Unis.»
À propos de l’euroscepticisme des Suisses: « Si vous pouviez déplacer la Suisse ailleurs d’un coup de baguette magique, quels voisins préféreriez-vous avoir à la place de l’UE? Personne n’a encore apporté de réponse à cette question.»
Les chiens de protection de troupeaux sont censés être des protecteurs. Mais ils peuvent eux-mêmes devenir un problème. C’est ce que rapporte le quotidien alémanique Neue Zürcher Zeitung (NZZ). Les personnes en randonnée, en particulier, peuvent être effrayées lorsqu’elles rencontrent ces chiens imposants et déterminés.
L’année dernière, un chien de protection de troupeaux a mordu une randonneuse dans le canton de Nidwald. Des attaques ont également eu lieu dans le canton de Zurich. Des cyclistes ont aussi été victimes de morsures. Selon les estimations du Centre suisse de protection des troupeaux, on dénombre 25 morsures par an en Suisse.
La NZZ relate la chute mortelle de 200 mètres d’une randonneuse autrichienne dans le canton du Tessin. Deux chiens de protection ont été aperçus après l’accident à l’endroit où la femme est tombée. Ils gardaient des chèvres à proximité. Une enquête est en cours pour clarifier les circonstances de l’accident.
«Les personnes qui se comportent correctement n’ont rien à craindre», déclare Felix Hahn, du Centre suisse de protection des troupeaux. Toutefois, la méfiance est inscrite dans les gènes de ces animaux.
Chaque mois, le géant bancaire UBS interroge des spécialistes pour connaître leur évaluation des perspectives économiques. Le résultat de l’enquête actuelle est particulièrement négatif. UBS fait état d’une «forte détérioration des perspectives économiques selon les analystes».
La raison principale, estime la banque, est l’introduction par les États-Unis de droits de douane de 39% sur les exportations suisses. Neuf analystes et économistes sur dix s’attendent à une baisse des possibilités d’exportation.
D’après UBS, on n’a observé de reculs aussi forts qu’à la suite d’événements marquants, tels que la suppression du taux plancher de la Banque Nationale suisse en 2015 ou les répercussions liées à la pandémie de Covid-19 en 2020 et 2021.
Deux autres faits marquants: la plupart des investisseurs interrogés diminuent actuellement leurs placements liés aux États-Unis, tels que les obligations en dollars. Ces personnes placent également peu d’espoir dans la zone euro ou la Chine.
La population de Suisse alémanique et romande soutient clairement l’égalité et la protection des personnes LGBTQ: selon un sondage représentatif, 83% des personnes interrogées sont favorables à des mesures en ce sens. Ce soutien est partagé par toutes les tranches d’âge, tous les sexes, tous les niveaux d’éducation et tous les camps politiques.
69% des personnes interrogées se disent également préoccupées par l’augmentation des agressions homophobes, à l’exception des partisans de l’UDC, qui sont seulement 43% à partager ces considérations.
La volonté d’une protection juridique est particulièrement forte: 84% des personnes sondées réclament l’interdiction de la discrimination sur le lieu de travail et 72% une interdiction nationale des « thérapies de conversion ».
Ces résultats viennent contredire l’idée, souvent émise, que la communauté LGBTQ revendique trop de droits. Le soutien de la société est large et transcende les clivages politiques, souligne l’organisation gay Pink Cross. 1010 personnes ont été interrogées.
Traduit de l’allemand par Emilie Ridard à l’aide d’un outil de traduction.
En conformité avec les normes du JTI
Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative