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Gennady Gatilov

Aujourd’hui en Suisse

Suisses du monde, bonjour,

Les armes ne se sont pas tues en Ukraine. La Russie a mené de nouvelles frappes massives hier, quelques heures avant l’ouverture des pourparlers entre Kiev et Moscou à Genève. Aujourd’hui, les discussions se sont achevées sans accord sur les questions qui fâchent. La Suisse signe ainsi un succès diplomatique en demi-teinte.

Le succès est en revanche bien réel du côté des Jeux olympiques de Milan-Cortina, où les athlètes suisses ont ajouté deux nouvelles médailles à leur compteur.

Bonne lecture,

Le ministre suisse des Affaires étrangères Ignazio Cassis au centre sur la photo officielle de la rencontre entre Ukrainiens et Russes.
Le ministre suisse des Affaires étrangères Ignazio Cassis au centre sur la photo officielle de la rencontre entre Ukrainiens et Russes. Ukrainian National Security and Defense Council press office via AP

Les pourparlers entre les États-Unis, l’Ukraine et la Russie se sont achevés ce mercredi à Genève, moins de 24 heures après leur ouverture. Kiev et Moscou ont qualifié les discussions de «difficiles».

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dressé un bilan très mitigé des négociations. «On peut voir qu’un certain travail préparatoire a été fait, mais pour l’instant, les positions diffèrent» sur les questions «sensibles» des territoires et de la centrale nucléaire de Zaporijjia, occupée par l’armée russe, a-t-il déclaré.

Le chef de la délégation russe, Vladimir Medinski, a pour sa part décrit les échanges comme «difficiles, mais professionnels». Une autre source proche de la délégation a évoqué des discussions «très tendues». Dans la nuit de mardi à mercredi, l’émissaire américain Steve Witkoff a assuré sur les réseaux sociaux que les pourparlers avaient permis «une avancée significative».

Les parties ont travaillé sur la base du plan américain dévoilé il y a plusieurs mois, qui prévoit notamment des concessions territoriales de la part de l’Ukraine en échange de garanties de sécurité occidentales. Les discussions achoppent en particulier sur le sort du Donbass, le grand bassin industriel de l’est de l’Ukraine. Ces pourparlers se sont tenus alors que, sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L’Israélien Adam Edelman (au premier plan) après les deux premières manches de l’épreuve, qu’il a bouclées à la 26e place, dernier temps cumulé.
L’Israélien Adam Edelman (au premier plan) après les deux premières manches de l’épreuve, qu’il a bouclées à la 26e place, dernier temps cumulé. Copyright 2026 The Associated Press. All Rights Reserved

Le commentaire d’un journaliste sportif de la RTS sur la course de bob à deux de l’équipe d’Israël a déclenché une polémique au-delà des frontières helvétiques. Son choix d’évoquer la guerre à Gaza et la politique du Comité international olympique (CIO) a suscité de vives réactions.

Durant la course de l’équipe israélienne de bobsleigh aux Jeux olympiques de Milan-Cortina, le commentateur Stefan Renna ne s’est pas attardé sur l’aspect sportif. Il a concentré son propos sur le pilote Adam Edelman, rappelant que ce dernier se décrit comme «sioniste jusqu’à la moelle» et considère l’intervention militaire à Gaza comme «la guerre la plus moralement juste de l’histoire». Le journaliste a également interrogé la conformité de sa présence aux JO, alors que le CIO avait indiqué que les athlètes ayant soutenu activement la guerre n’étaient pas éligibles à une participation.

Ces remarques ont déclenché une pluie de réactions. Des membres de la communauté israélienne ont exprimé leur indignation. L’ambassade d’Israël en Suisse a dénoncé «un abus flagrant» de la chaîne publique, tandis que l’ambassadeur des États-Unis en Israël a accusé le journaliste d’antisémitisme. D’autres voix, à l’image de l’eurodéputée française d’origine palestinienne Rima Hassan, ont au contraire défendu Stefan Renna, estimant qu’il s’était limité à des faits.

Après avoir décidé de supprimer la séquence de son site, la RTS a pris position mardi. «Notre journaliste a souhaité questionner la politique du CIO au sujet des déclarations de l’athlète concerné. Pour autant, une telle information, bien que factuelle, est inappropriée dans le cadre du commentaire sportif en raison sa longueur», a indiqué l’entreprise.

Sur le plan purement sportif, la Suisse a gagné deux médailles supplémentaires ce mercredi, ce qui porte leur nombre à 12. Nadine Fähndrich et Nadja Kälin ont décroché l’argent en terminant au deuxième rang du sprint par équipes dames de ski de fond à Tesero, derrière les Suédoises. En ski alpin, Camille Rast a pris la deuxième place du slalom cet après-midi, derrière l’intouchable Mikaela Shiffrin.

Avec ses luxueuses villas, ses plages de rêves et son coût de la vie bon marché, Bali attire depuis des années les voyageurs du monde entier.
Avec ses luxueuses villas, ses plages de rêves et son coût de la vie bon marché, Bali attire depuis des années les voyageurs du monde entier. EPA / Made Nagi

Un ressortissant suisse a été expulsé de Bali pour emploi illégal dans une école de surf. Un cas qui montre que l’Indonésie a décidé de serrer la vis pour lutter contre l’immigration illégale et le surtourisme.

Un touriste suisse participait activement à la gestion d’une école de surf balinaise située dans la région de Canggu. Son visa de nomade numérique l’autorisait certes à séjourner sur l’île en étant employé d’une entreprise étrangère, mais pas à travailler pour une société indonésienne et encore moins à en prendre le contrôle, révèle Blick ce mardi. L’homme aurait également recruté illégalement un moniteur, lui aussi étranger.

Après avoir reçu un signalement, le bureau de l’immigration de Bali, chargé de la gestion des visas, a arrêté le Suisse et l’a placé dans un avion d’expulsion le 7 février dernier. Les autorités lui interdisent désormais l’entrée sur le territoire indonésien pendant cinq ans, avec possibilité de prolongation jusqu’à dix ans.

Celle qu’on surnomme l’île des Dieux est considérée comme un paradis pour influenceurs et nomades numériques. Mais ses autorités sont désormais déterminées à lutter contre les effets indésirables de ce phénomène. «Notre île est la destination touristique la plus prisée par les étrangers, et des contrôles stricts sont nécessaires pour que leur présence soit un atout et non un problème», a récemment déclaré le gouverneur de Bali, Wayan Koster.

Le projet d’importation massive de beurre de l’entreprise Mondelez, producteur de Toblerone, inquiète l’industrie laitière.
Le projet d’importation massive de beurre de l’entreprise Mondelez, producteur de Toblerone, inquiète l’industrie laitière. Keystone / Anthony Anex

Le fabricant de Toblerone, Mondelez, prévoit d’importer 924 tonnes de beurre des pays de l’Union européenne. Un projet qui passe mal, alors que les stocks de beurre suisse sont pleins. Le secteur laitier fait part de son inquiétude.

Les stocks de beurre helvétique, considérés comme une sorte de «thermomètre» du marché laitier, sont pleins. À la fin de l’année, les réserves nationales s’élevaient à 4888 tonnes de beurre, selon l’organisation sectorielle Butter. C’est dans ce contexte que le groupe agroalimentaire Mondelez prévoit d’importer 924 tonnes de beurre de l’UE pour la fabrication de chocolat, révèle le journal alémanique Berner Zeitung.

Swissmilk, la Fédération des producteurs suisses de lait, questionne la procédure d’autorisation de ce projet d’importation. L’organisation estime qu’il s’agit probablement d’une autorisation qui permet aux fabricants d’importer du lait ou des ingrédients pour une courte période afin de les transformer et de réexporter le produit fini. Elle pointe du doigt le fait que ces demandes sont souvent approuvées sans contrôle.

Le groupe agroalimentaire américain a réagi de manière évasive. «L’achat des différentes matières premières dont nous avons besoin pour la fabrication du Toblerone à Berne-Brünnen est complexe et s’inscrit dans le long terme», affirme-t-il.

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