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Victoire de Marianne Fatton en ski-alpinisme

Aujourd’hui en Suisse

Chères lectrices, chers lecteurs,

Avez-vous déjà fait une course de ski de randonnée? Depuis ce week-end, je peux répondre oui – et ajouter très clairement ceci: tout dans ce sport est éprouvant, et j’admire toutes celles et ceux qui le pratiquent régulièrement.

Aujourd’hui, les meilleurs athlètes de la discipline des courses de ski-alpinisme se sont affrontés pour la première fois. Une fois encore, la Suisse a pu jubiler: la Neuchâteloise Marianne Fatton décroche l’or dans le sprint lors de cette première olympique.

Bonne lecture!

Nick Hayek
Nick Hayek, le patron du Swatch Group, veut que la Banque nationale suisse fasse preuve de davantage de fermeté. Keystone / Adrien Perritaz

Le patron du Swatch Group, Nick Hayek, critique sévèrement la Banque nationale suisse. Dans un entretien accordé aux journaux de CH Media, il exige qu’elle fasse preuve de fermeté face à la force du franc.

De nombreuses PME ont «les plus grandes difficultés avec l’appréciation extrême du franc», affirme Nick Hayek. Beaucoup n’auraient d’autre choix que de délocaliser leurs activités à l’étranger. Le patron du grand groupe horloger indique que ses cheveux se hérissent en voyant l’attitude qu’adopte la Suisse officielle et la Banque nationale suisse, qui semblent accepter la situation sans réaction ni prise de position. Selon lui, la BNS doit reconnaître que la «surévaluation extrême du franc» nuit à la Suisse.

Nick Hayek soupçonne un lien avec la «déclaration commune sur les questions macroéconomiques et liées aux taux de change» que le Département fédéral des finances, la Banque nationale suisse et le Trésor américain ont signée après les menaces de sanctions douanières des États-Unis. «Peut-être ont-ils voulu, par un acte d’obéissance anticipée, empêcher que la Suisse figure sur une liste noire américaine de manipulateurs de devises», estime-t-il.

CH Media s’est penché sur cet accord monétaire entre la Suisse et les États-Unis dans un autre article. «Le fait que la Suisse ait signé un tel accord en plein conflit douanier a sans doute été un signal de bonne volonté. On ne voulait pas se retrouver sous pression simultanément sur les fronts des droits de douane et de la politique monétaire», écrivent les journaux du groupe médiatique. Mais le prix de cette déclaration pourrait être élevé: «Le renoncement de facto à des interventions destinées à affaiblir le franc frappe durement l’industrie exportatrice.»

Manifestation pro Ukraine à Genève
Une manifestation sur la Place des Nations en marge des négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine. Keystone / Martial Trezzini

Après la fin hier à Genève des négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine, menées sous l’égide des États-Unis, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a précisé que la prochaine ronde de pourparlers sur la guerre en Ukraine devrait également se tenir en Suisse.

À l’issue de discussions qualifiées de «difficiles» par Kiev et Moscou, la rencontre n’a débouché sur aucun résultat concret, mais toutes les parties ont souligné que les négociations devaient se poursuivre.

Dans une interview accordée au présentateur britannique Piers Morgan, le président ukrainien a déclaré hier soir que la prochaine rencontre aurait elle aussi lieu en Suisse. Le processus de négociation doit se dérouler en Europe. «S’il y a la guerre en Europe, alors nous devons trouver un lieu ici. Les gens, les Européens, doivent ressentir qu’il s’agit d’une attaque contre nous et contre l’Europe», a affirmé Volodymyr Zelensky.

La Suisse officielle reste pour l’instant discrète concernant un prochain cycle de négociations. Sollicité par Keystone-ATS, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a toutefois indiqué être en contact avec toutes les parties et offrir de manière constante ses bons offices. «Si les parties le souhaitent, la Suisse est prête à accueillir un nouveau cycle de négociations.»

Policier
La Confédération veut mettre en place une plateforme nationale de requête et d’échange pour les données des autres corps de police cantonaux. Keystone / Urs Flueeler

Le Conseil fédéral veut améliorer l’échange d’informations entre les polices cantonales. Il met en consultation deux modifications légales qui permettraient à tous les corps de police du pays d’être raccordés à la plateforme de recherche Polap. 

Aujourd’hui, un policier suisse peut consulter directement un système d’information de police de l’Union européenne, mais pas celui d’un canton voisin. «Actuellement, les policiers de chaque canton doivent effectuer des demandes individuelles pour chaque cas. C’est compliqué, inefficace et lent», a critiqué le ministre de Justice et Police, Beat Jans, mardi en conférence de presse. Résultat: un auteur de violence domestique signalé dans un canton peut passer inaperçu dans un autre. 

«Les cybercriminels ou les bandes cambrioleurs professionnels agissent au mépris des frontières cantonales», a souligné Beat Jans. Le gouvernement souhaite donc modifier la loi pour que toutes polices cantonales puissent être raccordées à cette plateforme, déjà utilisée aux niveaux national et européen depuis 2024. Comme la Constitution devra être modifiée, le peuple et les cantons devront se prononcer en votation. Une mise en œuvre n’est ainsi pas attendue avant 2029. 

«Les lacunes au niveau de l’échange des données entre les polices cantonales sont le résultat d’un fédéralisme excessif en Suisse», estime Daniel Fink, criminologue et auteur d’un livre sur la police en Suisse. Il souligne qu’il est essentiel de disposer de systèmes permettant d’échanger efficacement des informations, rappelant que des listes de personnes recherchées existaient déjà au XVIIIᵉ siècle. «Il faut cependant s’assurer du respect des règles en matière de protection des données», avertit-il.  

Voiture d'une délégation
La délégation italienne est arrivée à Berne vers 10 heures. Keystone / Alessandro Della Valle

La coordination sera «renforcée» entre la Suisse et l’Italie dans le cadre de l’enquête sur l’incendie de Crans-Montana, ont décidé les autorités pénales italiennes et valaisannes jeudi. Celles-ci se sont rencontrées à Berne jeudi.

En amont, l’ancien conseiller aux États tessinois Filippo Lombardi avait exprimé dans un entretien à la NZZ l’espoir que cette réunion entre les parquets contribue à apaiser la situation entre les deux pays. Après la catastrophe incendiaire de Crans-Montana, l’Italie avait vivement critiqué la Suisse et rappelé son ambassadeur à Berne à Rome en signe de protestation.

Au cours des dernières semaines, Filippo Lombardi a expliqué à plusieurs reprises, dans des émissions de débat à la télévision italienne, la démarche de la justice valaisanne. L’ancien conseiller aux États du Centre a parfois été vivement pris à partie.

Dans son entretien avec la NZZ, il estime que la classe politique italienne instrumentalise l’affaire de Crans-Montana à double titre. D’une part, il s’agit de créer un climat hostile à l’égard de la Suisse. «D’autre part, Giorgia Meloni veut ancrer dans l’esprit des électeurs qu’il est bon que le gouvernement puisse – contrairement à la Suisse – exercer une influence sur la justice via les ministères publics», indique Filippo Lombardi. C’est précisément ce que la cheffe du gouvernement souhaite obtenir avec la réforme de la Justice actuellement débattue en Italie.

Marianne Fatton changeant ses peaux de phoque
Il faut aller vite: Marianne Fatton arrache les peaux de ses skis. Keystone / Michael Buholzer

La Suisse a obtenu une nouvelle médaille d’or aux JO de Milan-Cortina. La Neuchâteloise Marianne Fatton est devenue ce jeudi la première championne olympique de sprint de ski-alpinisme. Il y a un peu plus de dix ans, la jeune athlète, aujourd’hui âgée de 30 ans, découvrait le ski-alpinisme et enchaînait rapidement les premiers succès. Dès 2015, elle devenait championne du monde chez les juniors.

Elle a désormais couronné sa carrière avec l’or olympique. Pour les commentateurs, une chose est claire: ce sont les transitions rapides qui ont fait la différence. Marianne Fatton a rangé ses skis sur son dos puis les a remis aux pieds avec une telle rapidité que même Emily Harrop, numéro 1 mondiale de longue date, n’a pas pu suivre. Dans la descente finale, la Neuchâteloise était nettement en tête et a remporté avec autorité le tout premier titre olympique de l’histoire du ski-alpinisme.

Pour la Suisse, il s’agit de la 13ᵉ médaille obtenue Milan-Cortina. Le ski-alpinisme est olympique pour la première fois cette année. On décidera cet été s’il fera à nouveau partie du programme dans quatre ans, lors des Jeux d’hiver en France.

Texte traduit de l’allemand à l’aide de l’IA/op

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