Aujourd’hui en Suisse
Chères et chers Suisses de l’étranger,
Qu’est-ce qui vous manque le plus de la Suisse là où vous vivez aujourd’hui? Pour beaucoup, ce ne sont ni les montagnes ni la neige, mais certains produits du quotidien, comme le fromage.
Les écarts de prix parfois spectaculaires pour acheter du fromage suisse à l’étranger font actuellement les gros titres. Saurez-vous deviner combien de fois plus cher un gruyère coûte au Kenya qu’en Suisse?
Meilleures salutations depuis Berne,
Vivre à l’étranger, c’est parfois éprouver la nostalgie du pays. Et pour de nombreuses personnes expatriées, c’est surtout en ouvrant le réfrigérateur que le manque se fait le plus sentir. Ce qui est considéré en Suisse comme un produit de base devient souvent, ailleurs, un luxe inaccessible. C’est notamment le cas du Gruyère.
Sous le soleil brûlant du Kenya, le Gruyère devient un repas d’exception. 240 grammes de ce fromage y coûtent l’équivalent d’environ 20 francs, soit plus de quatre fois le prix pratiqué en Suisse, comme le rapporte Nau.ch. Un Suisse vivant à Nairobi indique ainsi qu’il ne s’offre ce luxe qu’une fois tous les six à douze mois, alors que d’autres expatriés à travers le monde évoquent des montants similaires dans leur pays.
Selon l’interprofession du Gruyère AOP, ces prix extrêmes s’expliquent avant tout par les coûts de transport et les stratégies des distributeurs sur place, qui réalisent des marges nettement plus élevées qu’en Suisse. L’organisation analyse toutefois «les symptômes de manque de fromage» chez les Suisses de l’étranger comme un signal positif, révélateur de la forte appréciation de ses produits.
La nostalgie est parfois telle que certains Suisses renonceraient à émigrer par crainte du manque, indique le média en ligne. Mais d’autres font preuve de pragmatisme, comme ce Suisse établi en Argentine qui préfère renoncer aux importations trop coûteuses: «Un chasselas frais du Lavaux avec du Gruyère et de l’Emmental, sous les températures argentines, n’a pas le même goût qu’au bord du lac [Léman] à Cully.»
Le canton de Berne votait dimanche pour renouveler son parlement, qui se déplace vers la droite, ainsi que son gouvernement, qui reste inchangé. Comment expliquer ce paradoxe? Dans le deuxième canton le plus peuplé de Suisse, un profond clivage apparaît entre la campagne et la capitale, où une forte mobilisation a permis à la gauche de conserver son troisième siège gouvernemental.
Malgré un net virage à droite au Grand Conseil, où l’Union démocratique du centre (UDC) a gagné sept sièges, la composition du gouvernement bernois reste inchangée. L’offensive bourgeoise visant un cinquième siège au Conseil-exécutif a échoué de justesse. Comme le commente Der Bund, le modèle éprouvé du «4-3» (quatre sièges conservateurs, bourgeois et du centre contre trois à gauche) continue de refléter la réalité sociale du canton et garantit une stabilité politique en période agitée.
L’arbitre a été la ville de Berne: alors que la participation cantonale n’a atteint que 34,3%, la capitale fédérale a mobilisé 42,3% des électeurs et électrices, un niveau nettement supérieur à la moyenne. Ce «rempart urbain» a permis au socialiste nouvellement élu Reto Müller (PS) de décrocher de justesse le siège décisif face à l’UDC. Le politologue Adrian Vatter attribue ce résultat à l’«élan» des votations nationales début mars, qui ont particulièrement mobilisé les jeunes.
Parmi les nouveaux élus et élues, la plus en vue est l’ancienne conseillère nationale Aline Trede (Les Vert-e-s), qui abandonne sa carrière fédérale pour l’exécutif bernois. Face à une majorité bourgeoise, elle entend privilégier la coopération plutôt que le blocage, rapporte Blick. Le meilleur score du jour revient toutefois à Astrid Bärtschi (Le Centre), qui a obtenu le plus grand nombre de voix. D’après les médias, cela reflète le fort désir d’une politique pragmatique et centriste dans le canton de Berne.
Des élections avaient également lieu dans le canton de Vaud, notamment un second tour pour une élection partielle au gouvernement. L’expérimenté ex-conseiller national socialiste Roger Nordmann a remporté le siège vacant.
Cela ressemblait à une solution idéale pour la transition énergétique: installer des panneaux solaires le long des autoroutes. Mais des années après le lancement du projet, la désillusion domine. L’offensive solaire de la Confédération est à l’arrêt et aucune installation n’est encore en service.
La construction d’installations solaires le long des autoroutes est bien plus complexe que sur les toits, faute de solutions standardisées pour la fixation, écrit la Neue Zürcher Zeitung. Les coûts liés à la sécurité et aux raccordements au réseau sont donc nettement plus élevés. De plus, les murs antibruit existants doivent souvent être renforcés à grands frais pour pouvoir supporter le poids supplémentaire des panneaux.
La baisse des prix de l’électricité sur le marché réduit en outre fortement l’intérêt des entreprises investisseuses. Certaines ont déjà abandonné leurs projets, la revente de l’électricité n’étant plus rentable. Des obstacles légaux compliquent également la vente directe du courant aux entreprises ou aux ménages situés à proximité immédiate.
Les représentants du secteur demandent désormais que la Confédération utilise directement cette électricité pour ses propres infrastructures. Si l’Office fédéral des routes (OFROU) utilisait, par exemple, cette énergie pour la ventilation des tunnels, les frais de réseau disparaîtraient, ce qui rendrait les projets rentables. Sans une telle intervention, ce projet phare risque, selon la NZZ, d’échouer définitivement.
Que fait une superstar du sport après sa carrière? Les Sports Awards 2025 ont offert dimanche non seulement un record, mais aussi des surprises – et ont montré que derrière les performances de classe mondiale se cachent souvent des histoires très terre à terre.
Marco Odermatt reste la référence absolue. Avec une cinquième distinction consécutive de sportif de l’année, le skieur a prolongé sa série record, relève SRF. Mais malgré son succès, le Nidwaldien a fait preuve d’humour. Interrogé sur son avenir à 50 ans, il a répondu laconiquement qu’il serait «coiffeur» – une allusion au rasage en direct de son coéquipier Franjo von Allmen lors de la cérémonie, comme l’a rapporté Blick.
Ditaji Kambundji a montré que l’excellence sportive peut aller de pair avec la confection de vêtements. La première championne du monde suisse du 100m haies a été élue sportive de l’année pour la première fois. Pour l’occasion, la jeune femme de 23 ans a porté une robe qu’elle a elle-même cousue.
Enfin, un jalon historique a été franchi par Géraldine Reuteler. La footballeuse est devenue la première femme issue d’un sport collectif en Suisse à être désignée «Most Valuable Player» de l’année. Blick rappelle qu’elle a été le visage de l’Euro à domicile l’été dernier et a été élue meilleure joueuse après chaque match de groupe de la Suisse – une première dans l’histoire de la compétition.
Traduit de l’allemand à l’aide d’un outil d’IA/dbu
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