Aujourd’hui en Suisse
Chères lectrices, chers lecteurs,
La Thaïlande a durci ses contrôles à l’entrée sur son territoire et examine désormais les visiteurs étrangers de manière nettement plus stricte qu’auparavant. Les Suisses peuvent aussi être concernés, qu’ils y résident, y passent l’hiver ou s’y rendent régulièrement.
Pour les séjours touristiques classiques, la situation reste certes globalement simple. En revanche, pour les séjours prolongés ou les entrées et sorties fréquentes, les autorités se montrent plus attentives.
Quelles expériences avez-vous faites lors de votre entrée dans un pays – en Thaïlande ou ailleurs?
Meilleures salutations,
La Thaïlande durcit nettement ses contrôles à l’entrée et refuse de plus en plus l’accès aux ressortissants étrangers, ce qui se traduit, pour les voyageurs, par des vérifications plus strictes et des procédures plus longues aux contrôles frontaliers.
La Thaïlande, l’une des destinations les plus prisées des Suisses, contrôle désormais les visiteurs étrangers de manière nettement plus stricte qu’auparavant. Depuis le début de l’année, près de 30’000 personnes se sont vu refuser l’entrée sur le territoire. Selon le Tages-Anzeiger, aucun cas de Suisses refoulés n’a toutefois été signalé à ce stade. Les autorités justifient ce durcissement par la lutte contre les abus de visa, le travail illégal et la criminalité transfrontalière.
Pour des vacances classiques, peu de choses devraient changer. Les touristes qui séjournent quelques semaines pour des vacances balnéaires n’attirent guère l’attention des autorités. La situation est différente pour les nomades numériques, les personnes qui passent l’hiver sur place ou les voyageurs qui prolongeaient jusqu’ici leur séjour par des sorties et réentrées régulières. Par ailleurs, la durée de séjour sans visa pour les ressortissants suisses est à nouveau réduite, passant de 60 à 30 jours.
Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) recommande aux voyageurs de s’informer suffisamment tôt sur les conditions d’entrée en vigueur. Mais dans la pratique, dans quelle mesure l’entrée sur le territoire reste-t-elle simple? Avez-vous déjà été confronté, lors d’un voyage en Thaïlande ou dans un autre pays, à des contrôles plus stricts ou à des difficultés imprévues à la frontière?
Le Parlement a reporté la décision sur l’initiative populaire «Stop au blackout» et s’est accordé sur les modalités de la collecte numérique de signatures.
Le Parlement n’a pas encore achevé les débats sur l’initiative «Stop au blackout». Après un «débat-fleuve» au Conseil national, marqué par près d’une centaine d’interventions, et alors que tous les orateurs n’avaient pas encore pris la parole, la décision sur ce projet de politique énergétique a été reportée à la semaine prochaine. Au cœur de l’initiative figure la question de savoir s’il faut lever l’interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires.
Dans le domaine de la numérisation des processus politiques, les Chambres se sont par ailleurs accordées sur les modalités d’essais pilotes pour la collecte électronique de signatures. Les décisions de principe concernant ces tests avaient déjà été prises auparavant; les conditions de leur mise en œuvre sont désormais arrêtées. Ces évolutions peuvent également vous concerner en tant que Suisse de l’étranger, puisqu’elles pourraient vous permettre de participer à la collecte de signatures, par exemple pour un référendum ou une initiative populaire.
Le Conseil des États a également décidé de ne pas autoriser une extension des ouvertures des commerces le dimanche. Le statu quo est ainsi maintenu, avec quatre dimanches ouverts à la vente par an. Après ce refus, c’est désormais au Conseil national de se pencher sur la question.
Le différend autour de la croix suisse apposée sur les produits de l’équipementier sportif On suscite à nouveau des discussions. Selon un article de la NZZ am Sonntag, l’entreprise aurait exercé des pressions sur l’Institut fédéral de la propriété intellectuelle (IPI).
Selon ces informations, l’entreprise aurait menacé l’IPI d’une action en responsabilité de l’État et, en brandissant également la perspective de poursuites judiciaires, obtenu la suppression d’une interview critique du site de l’institut. On aurait en outre cherché à influencer la composition de l’équipe de négociation.
En toile de fond figure une décision de l’IPI datant de mars: à la suite du différend avec On, l’autorité a assoupli sa pratique. Les entreprises sont désormais autorisées à utiliser la croix suisse, même si seules certaines étapes, comme le développement, le design ou la recherche, sont réalisées en Suisse.
Ces révélations suscitent des critiques de la part des organisations économiques et dans la sphère politique. Les détracteurs craignent que la croix suisse et le label «Swissness» perdent de leur valeur et que les grandes entreprises soient favorisées au détriment des PME. Plusieurs parlementaires demandent des explications au Conseil fédéral.
Les spécialistes du droit des marques adoptent une position plus nuancée. Interrogés par le Tages-Anzeiger, ils estiment que l’IPI appliquait jusqu’ici une interprétation particulièrement stricte et que cet assouplissement correspond davantage à l’opinion juridique majoritaire.
L’autorité indienne de surveillance financière a mis au jour un scandale: au cœur de l’affaire se trouvent une raffinerie d’or tessinoise et une holding lucernoise.
L’autorité indienne de régulation des marchés financiers, la Securities and Exchange Board of India, accuse le quatrième plus grand groupe du pays, le conglomérat aurifère Rajesh Exports, de manipulations comptables massives. Sont notamment en cause des revenus fictifs d’environ 159 milliards de dollars sur plusieurs années.
Des sociétés suisses se retrouvent au centre de cette affaire: la raffinerie tessinoise Valcambi ainsi que la holding lucernoise Global Gold Refineries AG. Le rapport de l’autorité indienne de surveillance financière indique que les chiffres d’affaires issus du Tessin auraient été multipliés au sein de la société holding à Lucerne.
Ce scandale comptable en Inde pourrait porter atteinte à la réputation de la place financière suisse, en particulier à son rôle de plaque tournante internationale du commerce de l’or. Rajesh Exports rejette les accusations.
Texte traduit de l’allemand/op
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