Aujourd’hui en Suisse
Chères Suissesses, chers Suisses de l'étranger,
L’automne commence officiellement aujourd’hui, et de nombreuses personnes espèrent enfin tourner la page de l'été torride et sec de cette année. Elles s'imaginent volontiers savourer une tasse de thé bien au chaud sur leur canapé pendant que la pluie, à l'extérieur, soulage les champs et les cours d'eau.
Selon MétéoSuisse, il va toutefois falloir s'armer de patience.
Bonne lecture!
La sécheresse record de cette année pourrait encore se prolonger au cours des prochaines semaines, suscitant de vives inquiétudes, notamment dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche.
Si les prévisions de MétéoSuisse se confirment, la période allant d’avril à septembre serait la plus sèche jamais enregistrée depuis le début des mesures en 1864. Interrogé par la RTS, un agriculteur résume les craintes de sa profession: «S’il manque de l’eau, [les semis d’automne] ne germeront pas», avec à la clé le risque d’une récolte réduite en 2027. Les conditions climatiques de cet été ont causé à l’agriculture des pertes que l’Union suisse des paysans estime à 522 millions de francs.
Un pêcheur rappelle que, tout au long de l’été, il a fallu procéder à d’intenses opérations de sauvetage afin de déplacer les poissons vers des zones disposant de davantage d’eau, pour limiter la mortalité. Si le manque d’eau persiste, il pourrait devenir impossible de pêcher dans les petits cours d’eau, déplore-t-il. Selon la Fédération suisse de pêche, plusieurs années seront nécessaires pour restaurer les écosystèmes touchés.
Adrian Michel, de MétéoSuisse, souligne que «la pluie a manqué pendant trois mois. Si les précipitations des trois prochains mois correspondent à la normale, le déficit ne s’aggravera pas, mais il faudrait trois mois avec deux fois plus de précipitations que la moyenne pour le combler».
L’équipe nationale suisse de football devra se passer de son capitaine lors des quatre prochaines rencontres de Ligue des nations. Cette décision a été prise d’un commun accord entre l’Association suisse de football et Granit Xhaka lui-même, qui a admis lundi avoir acheté un faux certificat Covid en 2022.
L’affaire avait été révélée vendredi par le Blick. Aujourd’hui, Xhaka a confirmé publiquement les faits, qualifié son comportement d’«erreur» et présenté ses excuses. «J’éprouvais une profonde méfiance envers le vaccin et j’étais envahi par la peur et l’incertitude», a-t-il expliqué sur Instagram. Dans cet «état émotionnel de grande détresse», il s’est procuré un faux certificat de vaccination «au lieu de clarifier mes doutes par les canaux prévus à cet effet».
Sur le plan juridique, il risque une lourde amende. Quant à son avenir en équipe nationale, les discussions ne font que commencer et seul le temps dira s’il conservera sa place.
Xhaka n’est pas la seule personnalité marquante du sport suisse à avoir subi les conséquences d’un certificat Covid falsifié. Dans une affaire similaire, l’entraîneur de l’équipe nationale de hockey Patrick Fischer a perdu son poste et a été suspendu pendant quatre ans par la Fédération internationale.
Si la proposition du gouvernement actuellement examinée par le Parlement était approuvée, «ce serait le pire résultat possible». Dans un entretien accordé à la NZZ, le directeur général d’UBS, Sergio Ermotti, ne mâche pas ses mots à l’approche du débat parlementaire de cette semaine sur les fonds propres des banques d’importance systémique, destiné à éviter une crise semblable à celle qui a frappé Credit Suisse.
Le Conseil fédéral souhaite qu’UBS garantisse ses filiales étrangères à hauteur de 100% en fonds propres. Si cette mesure entrait en vigueur, Sergio Ermotti estime qu’elle coûterait 3 milliards de dollars par an à la banque. «C’est une erreur de croire que ces coûts supplémentaires ne seraient supportés que par les actionnaires. Les clients et les collaborateurs en subiraient également les conséquences», affirme-t-il, soulignant qu’UBS devra tout mettre en œuvre pour obtenir une rentabilité comparable à celle de ses concurrents internationaux, lesquels, ajoute le Tessinois, «sont ravis de la situation dans laquelle nous nous trouvons».
Sergio Ermotti juge en revanche «acceptable» la proposition élaborée par la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États, qui prévoit une couverture des filiales étrangères d’UBS à 50% en fonds propres de base (CET1) et à 50% via des obligations AT1 (Additional Tier 1). «Nous pouvons vivre avec un œil au beurre noir, mais deux yeux au beurre noir et le nez cassé, c’est trop», a-t-il commenté.
Dans l’entretien, le dirigeant attaque également les autorités, qu’il accuse de ne pas avoir tiré les bonnes leçons de la chute de Credit Suisse. Il souligne notamment les larges concessions accordées à l’ex-rivale par l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA). Selon lui, la Banque nationale suisse (BNS) a elle aussi ignoré les problèmes pendant des années.
La coopération suisse au développement se retirera de 13 pays à partir de 2029, tandis qu’une part plus importante des fonds sera consacrée à l’aide humanitaire.
Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a confirmé hier que l’aide au développement serait désormais concentrée sur 21 États prioritaires, contre 34 actuellement. Les programmes seront surtout axés sur les pays à faible revenu.
Selon les informations de la SonntagsZeitung, le Népal, l’Arménie, la Géorgie, le Zimbabwe, la Tanzanie et la Tunisie figurent parmi les pays qui perdront le soutien suisse. Le soutien aux organisations multilatérales sera également réduit et se concentrera sur 18 organisations, contre 24 aujourd’hui.
Cette réorientation, destinée à mettre en œuvre une décision prise par le Conseil fédéral en juin, prévoit aussi le transfert de 330 millions de francs par an de la coopération au développement vers l’aide humanitaire. Le gouvernement justifie ce choix par l’évolution de la situation géopolitique, l’augmentation des besoins humanitaires et les marges de manœuvre financières limitées de la Confédération.
Le projet a suscité de vives critiques au Parlement de la part de représentants de la gauche et du Centre. Un retrait aussi soudain «nuit à la réputation de la Suisse» dans des pays où elle est active depuis des années, affirme le conseiller national socialiste Fabian Molina dans les colonnes du Tages-Anzeiger. Selon lui, le fait de ne pas associer le Parlement à cette stratégie rend la procédure «trumpienne». Elisabeth Schneider-Schneiter, du Centre, partage cette critique et estime que ce réalignement géographique et financier est «trop important pour que le gouvernement décide seul».
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