Aujourd’hui en Suisse
Chères lectrices, chers lecteurs,
Pendant trois ans, une enquête externe s’est penchée sur l’affaire de fraude au sein de Ruag et plus de six millions de documents ont été analysés. Le rapport publié ce vendredi montre que les dysfonctionnements au sein du groupe d’armement appartenant à la Confédération sont bien plus graves qu’on ne le pensait jusqu’à présent.
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Des préjudices se chiffrant en millions, des transactions douteuses et de graves défaillances de contrôle: une enquête indépendante révèle que les dysfonctionnements au sein du groupe d’armement Ruag sont bien plus importants qu’on ne le pensait. L’enquête a porté sur des transactions réalisées depuis 2002, notamment des opérations impliquant des chars Leopard 1 et Leopard 2 ainsi que des pièces de rechange.
«Le rapport d’enquête se lit comme un thriller économique», écrit le Tages-Anzeiger. Pendant près de trois ans, une étude externe menée par un cabinet d’avocats a passé au crible plus de six millions de documents. Ruag a rendu public ce rapport ce vendredi. «Le groupe d’armement a été le théâtre de plusieurs manquements graves aux obligations de fonction et de possibles violations du droit», résume la NZZ. Les journaux de CH Media soulignent quant à eux que «la liste des fautes recensées est longue et donne l’impression que certains cadres ont utilisé Ruag comme un véritable libre-service à leur profit».
L’entreprise d’armement détenue par la Confédération a désormais déposé une action civile réclamant environ 51 millions d’euros de dommages-intérêts contre dix personnes mises en cause. Elle a également déposé plusieurs plaintes pénales pour gestion déloyale, faux dans les titres et violation du secret.
Président du conseil d’administration depuis l’an dernier, Jürg Rötheli a qualifié ces agissements d’«inacceptables». Le conseiller fédéral Martin Pfister, qui s’est exprimé devant les médias dans l’après-midi, a lui aussi condamné les faits «avec la plus grande fermeté». Selon le ministre de la Défense, les manquements constatés sont «graves» et portent atteinte à la confiance du public envers Ruag. Pour le Département fédéral de la défense, déjà confronté à une série de mauvaises nouvelles ces derniers mois, cette affaire constitue un nouveau revers.
Ces dernières années, les habitants de Suisse ont été contraints de se rapprocher. Malgré eux. En raison de la flambée des loyers et de la pénurie de logements, des dizaines de milliers de personnes ont dû renoncer à disposer de leur propre logement. Les jeunes adultes restent plus longtemps chez leurs parents, des couples séparés continuent de vivre sous le même toit et la part des moins de 34 ans vivant seuls a diminué. C’est ce que montre une nouvelle étude du cabinet de conseil immobilier Wüest Partner.
Entre 2023 et 2025, chaque nouveau ménage comptait en moyenne 2,1 personnes, contre 1,65 avant la crise du logement. Wüest Partner en conclut qu’entre 20’000 et 30’000 créations de ménages ont été reportées au cours des trois dernières années. Mais la demande n’a pas disparu pour autant. «Dès que davantage de logements seront disponibles, elle se manifestera de nouveau», relève la NZZ.
L’offre limitée et les prix élevés produisent un autre effet: ils poussent les gens hors des grands centres. Selon Wüest Partner, le canton de Zurich perd ainsi chaque année quelque 3500 habitants au profit d’autres cantons, principalement l’Argovie. Le même phénomène s’observe en Suisse romande: des Vaudois s’installent à Fribourg et en Valais, tandis que de nombreux Genevois se replient sur le canton de Vaud.
Les villes comme Zurich ne se vident toutefois pas pour autant. «Alors que les habitants locaux se déplacent vers les périphéries, des travailleurs hautement qualifiés venus de l’étranger prennent leur place», écrit la NZZ. La pression sur les centres urbains demeure donc intacte.
Le Contrôle fédéral des finances (CDF) a publié ce vendredi les budgets consacrés aux objets soumis au vote le 29 novembre. L’obligation de déclaration s’applique aux campagnes dont le budget dépasse 50’000 francs. Les dons de 15’000 francs ou plus doivent également être rendus publics.
Avec 3,63 millions de francs, c’est la campagne liée à la loi sur le matériel de guerre qui mobilise le plus d’argent. Les partisans du texte en fournissent l’essentiel, avec un budget d’environ trois millions de francs. À elle seule, cette campagne du oui concentre près de la moitié de l’ensemble des moyens financiers déclarés pour les votations de fin novembre, qui totalisent 6,56 millions de francs.
Concernant le financement de la 13e rente AVS, les opposants ont annoncé un budget de plus d’un million de francs, contre 581’000 francs pour les partisans. La situation est inversée pour l’initiative sur les feux d’artifice: les partisans ont déclaré 875’000 francs, alors que les opposants disposent d’un budget de 100’000 francs.
Enfin, les deux camps font jeu égal dans la campagne sur l’initiative du Centre visant à supprimer la pénalisation du mariage, avec des budgets de 150’000 francs chacun.
Êtes-vous fan de la série culte K2000? Alors la Suisse pourrait être une destination de choix le 7 novembre: la légendaire voiture parlante «K.I.T.T.» sera mise aux enchères au Grand Hôtel Dolder de Zurich.
Plusieurs Pontiac Firebird Trans Am de l’année-modèle 1982 ont été transformées en «K.I.T.T.» dans les années 1980 pour les besoins du tournage de K2000 ou pour des tournées promotionnelles. L’exemplaire qui accompagnait David Hasselhoff lors de sa tournée européenne de 1987 appartient depuis 27 ans au musicien lucernois Urs Kunz.
Lorsque celui-ci a racheté la voiture de ses rêves à une maison de disques, elle était en très mauvais état. La faute non pas à une cascade spectaculaire, mais à un vol commis en Italie, au cours duquel les malfaiteurs ont gravement endommagé l’électronique du véhicule. «La voiture se trouvait sur un parking à Cham, sous un sapin, couverte d’aiguilles, raconte Urs Kunz. Dans les années 1980, j’étais un fan absolu de la série. Son achat a été un véritable coup de cœur.»
Au fil des années, le musicien a fait restaurer minutieusement sa «K.I.T.T.». Aujourd’hui, la voiture roule à nouveau de manière fiable et peut même parler. On ne la croise pourtant pas sur les routes suisses: en raison notamment de son volant atypique et de ses feux arrière masqués par un plexiglas fumé, elle n’est pas homologuée pour la circulation.
Le 7 novembre, la célèbre voiture devrait changer de propriétaire. Urs Kunz aimerait toutefois qu’elle demeure en Suisse, idéalement au Musée suisse des transports de Lucerne.
Texte traduit de l’allemand/op
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