Cyd Ho

Cyd Ho, députée au Parlement de Hong Kong, élu au suffrage direct. swissinfo.ch
Ce contenu a été publié le 16 septembre 2015 - 11:00

Bruno Kaufmann: L’année dernière, le centre de Hong Kong a été fortement paralysé pendant des semaines par des manifestations. Quelle était la raison de ce mouvement?

Cyd Ho: La décision du Congrès du peuple à Pékin de ne pas autoriser des élections libres à Hong Kong en 2017, comme convenu, a provoqué la colère du peuple. Pékin a aussi décidé de conserver un droit de nomination d’un organe d’électeurs institutionnalisé par l’Etat chinois.

B.K.: Comment ont évolué ces manifestations, nommées «révolution des parapluies» dans les médias internationaux?

C.H.: Le concept de «révolution» repose sur un malentendu. Les manifestants, dont la plupart étaient jeunes, ont surtout voulu attirer l’attention sur la promesse que la Grande-Bretagne avait faite en remettant Hong-Kong à la Chine. Les manifestants veulent le respect de cette promesse. 

B.K.: Pourquoi le respect de cette promesse, considéré comme une provocation par Pékin, est-il si important?

C.H.: Hong Kong est aujourd’hui comme un petit enfant qui peut déjà tenir sa cuillère tout seul, mais qui n’arrive pas à manger avec. Nous avons un Etat de droit, la liberté d’opinion et des millions de personnes qui aimeraient être responsables de la collectivité publique.

B.K.: Faut-il en conclure que de nombreuses citoyennes et citoyens aimeraient pouvoir participer aux décisions sur des projets concrets?

C.H.: Oui, très clairement. Ces dernières années, ces partis démocratiques ont mis sur pied, plusieurs fois, des votations auto-organisées. La Suisse nous a en cela inspirés et motivés.»

Bruno Kaufmann, Hong Kong

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article