A la Vuelta, Heras met un peu de baume sur les plaies de Kelme
L´Espagnol remporte l´étape au sommet de l´Alto de Morella. Il devance notamment les Suisses Dufaux (5e) et Zülle (6e). Le Saint-Gallois conserve sans problème son maillot de leader. Parmi les favoris, seul Faresin s'est effondré.
Roberto Heras (26 ans) a mis un peu de baume sur les plaies de l’équipe Kelme, malmenée durant cette première semaine de Vuelta. Il a remporté vendredi la 7e étape, Valence – Morella (175,4 km). Une étape à l’issue de laquelle Alex Zuelle conserve son maillot de leader sans le moindre problème.
Le profil des 50 derniers kilomètres était propice aux attaques. Après les escarmouches du début de course, le Français Dessel, les Italiens Marini et Faresin, flanqués du Colombien Botero, se dégageaient pour une échappée de 110 kilomètres, qui eut jusqu’à cinq minutes d’avance.
Sous l’impulsion des coéquipiers d’Ullrich et de Zuelle, notamment, tout rentra dans l’ordre à une vingtaine de kilomètre de Morella. A cet instant, la course avait déjà abordé les premières pentes conduisant à Port de Querol, un col de 2e catégorie.
Les coups de boutoir portés par les Sastre et autre Vinokourov secouent un peloton qui s’effiloche au fur et à mesure qu’il approche de Morella, une citadelle perchée sur un pic rocheux à 980 mètres d’altitude.
Dans le dernier kilomètre, Heras se dégage et parvient à prendre deux secondes sur le Français Halgand, trois sur Ullrich, Freire, les Suisses Dufaux et Zuelle et 21 autres coureurs, dont Camenzind. Des premiers du classement général, seul manque Faresin, 11e au départ de Valence. Il est pointé à plus de sept minutes (7’24»).
A l’issue de cette septième étape, il faut souligner l’excellent comportement de Laurent Dufaux. Plus que jamais le Vaudois doit regretter les inattentions qui lui ont coûté de précieuses minutes dans les étapes précédentes.
Quant à Zuelle, à vingt-quatre heures du contre-la-montre de Tarragone, il affiche une forme resplendissante. Pas suffisante toutefois pour convaincre Miguel Indurain. Le Basque, qui n’a jamais gagné la Vuelta, se dit sceptique quant à la victoire finale du Suisse : «si j’analyse la situation, depuis le début de l’année passée, il n’a jamais été régulier sur un grand tour. Et puis, en cette fin de saison il n’est pas possible de conserver durant trois semaines une telle condition physique…»
Pierre-Henri Bonvin
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