Banque de données ADN: le FBI prête main forte à la Suisse
Grâce à un logiciel fourni par la police fédérale américaine (FBI), la Suisse sera en mesure de se doter rapidement d'une banque de données nationale pour les profils ADN. Un système qui s'intégrera aux efforts de lutte contre la criminalité.
En effet, ce fichier d’empreintes génétiques doit faciliter l’identification des auteurs d’infractions à l’aide de leur profils ADN. Il implique la création d’une banque des données génétiques prélevées sur certains suspects.
Afin de garantir la protection des données, les informations seront séparées. Un système sera chargé d’enregistrer l’identité des personnes soumises à un profil ADN alors qu’un autre logiciel informatique, du nom de CODIS, stockera les données génétiques.
C’est ce système CODIS qui sera fourni par la police fédérale américaine (FBI). D’ailleurs, le programme informatique du FBI a déjà été installé la semaine dernière au Département fédéral de justice et police (DFJP) ainsi qu’à l’Institut de médecine légale de Zurich.
L’utilisation du logiciel américain permet ainsi à la Suisse de mettre sur pied rapidement cet outil de lutte contre la criminalité, sans pour autant investir dans une recherche aussi coûteuse que compliquée.
Une solution qui n’a rien d’exceptionnel. En effet, les lois américaines autorisent le FBI à partager ses expériences et ses développements avec les autorités policières d’autres pays. Dans le domaine des données ADN, le FBI travaille d’ailleurs déjà avec l’Italie, la Belgique et le Royaume-Uni.
En Suisse, la banque nationale de données ADN est créée à titre de projet pilote et fonctionnera durant quatre ans. Sa mise en oeuvre s’appuie sur une ordonnance fédérale entrée en vigueur le 1er juillet 2000.
Vanda Janka
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