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Disparitions en Géorgie: le CICR affirme avoir respecté les règles de sécurité

Véhicule du CICR garé devant les bureaux de l'organisation à Tbilissi, en Géorgie. Keystone

Après la disparition de trois employés du CICR près de la frontière tchétchène, l´organisation humanitaire a déclaré lundi avoir respecté les procédures de sécurité convenues avec les autorités géorgiennes.

Commentant la disparition de trois employés du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans la vallée de Pankissi, non loin de la Tchétchènie, le chef de l’Etat géorgien, Edouard Cheverdnadzé a mis en cause lundi les mesures de sécurité du CICR.

«Les représentants des autorités géorgiennes ont plus d’une fois mis en garde les employés des organisations étrangères contre un éventuel danger», a lancé le président géorgien, «dans le cas présent, les représentants de la Croix-Rouge ont négligé ces avertissements».

Le CICR a répondu à ces critiques en affirmant avoir toujours respecté un protocole de sécurité établi en collaboration avec les autorités géorgiennes. Corinne Adam, porte-parole du CICR, précise que les autorités géorgiennes, locales et nationales, étaient informées du déplacement des trois employés disparus (une déléguée française, une autre italienne et leur chauffeur géorgien).

Reste que les trois employés de l’organisation humanitaire voyageaient sans garde du corps. Le CICR justifie cette procédure en déclarant n’avoir pas connu de problèmes de sécurité depuis son arrivée en Géorgie fin 1999. «Les relations que nous avons établies avec les autorités locales et les réfugiés tchétchènes sont excellentes», précise Corinne Adam, «nous avions suffisamment de garanties pour ne pas augmenter les mesures de sécurité».

Pourtant, les enlèvements et les prises d’otages avec demande de rançon sont fréquents en Géorgie où le contrôle du gouvernement sur certaines régions reste faible. En juin dernier, des observateurs militaires des Nations unies avaient été enlevés puis libérés dans une zone de conflit en Abkhazie, une république séparatiste de Géorgie.

En outre, la vallée de Pankissi où les trois employés ont disparu est l’une des principales sources de dispute entre Moscou et Tbilissi, la capitale de Géorgie. Les Russes accusent les Géorgiens d’y tolérer, voire d’y encourager, la présence de rebelles tchétchènes.

Quoi qu’il en soit, l’organisation humanitaire a annoncé lundi qu’elle suspendait ses activités dans cette zone de Géorgie frontalière de la Tchétchénie. Mais lundi soir, le CICR se refusait toujours à parler d’enlèvement, alors que c’est l’hypothèse privilégiée par les autorités georgiennes.

La police géorgienne a même déclaré que la vie et la santé des trois disparus n’étaient pas menacées et qu’elle avait défini le cercle des personnes suspectées. Lundi soir, aucune revendication ou demande de rançon n’était cependant parvenue aux autorités géorgiennes, selon le général Vladimir Bakouradze, vice-ministre de l’Intérieur.

Frédéric Burnand

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