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Dopage: le Tribunal fédéral relance une enquête dans le cyclisme italien

Départ d'une étape du Giro 97. Deux ans plus tard, il y avait manifestement trop d'EPO dans le peloton. La justice italienne veut des noms. Keystone

Le Tribunal fédéral (TF) a rejeté un recours de l´Union cycliste internationale à Lausanne. L´UCI s´opposait à une demande d´entraide judiciaire des autorités italiennes dans une affaire de trafic de médicaments.

Les enquêteurs italiens attendent de l’UCI qu’elle leur transmette l’identité de quinze coureurs professionnels contrôlés le 4 juin 1999 lors du 82e Tour d’Italie, avant le départ de l’étape reliant Pedrazzo à Madonna di Campiglio. Treize des quinze éprouvettes révéleraient des prises indirectes d’EPO.

Après le feu vert donné par les autorités judiciaires vaudoises à la transmission des documents, l’UCI avait déposé recours au TF. Elle se plaignait d’une violation du principe de proportionnalité, d’une atteinte au secret médical et du non-respect de la confidentialité promise aux athlètes.

L’UCI soutenait notamment que la remise des documents ne présenterait aucun intérêt pour la procédure pénale ouverte en Italie, car les contrôles sanguins ne constitueraient pas une preuve irréfutable de la prise d’EPO.

Dans un arrêt diffusé mardi, le TF réfute l’argument. Il rappelle que la procédure ouverte en Italie ne vise pas une affaire de dopage mais qu’elle a pour but de vérifier si, en violation du droit italien, les suspects auraient participé à un trafic de médicaments et de produits classés comme stupéfiants.

Pour vérifier si de tels délits ont été commis en relation avec les faits mis à jour lors du Tour d’Italie 1999, il est légitime que les autorités italiennes cherchent à identifier les coureurs contrôlés le 4 juin, ajoute le TF. Il incombera au juge italien de vérifier si ces informations ont ou non une valeur probante.

Par ailleurs, pour ce qui concerne le secret médical, le TF juge difficile de concevoir que l’UCI puisse être assimilée à un médecin et invoquer la protection du secret parce qu’elle détient, avec le consentement des coureurs, des informations relatives à leur taux d’hématocrite à une époque donnée.

Selon les investigations menées en Italie, un médecin italien aurait organisé un trafic de médicaments destinés à être utilisés comme produits dopants par des cyclistes professionnels. Parmi les substances incriminées figurent notamment l’érythropoïétine (EPO), l’oxandrolone et la gonadotrophine, l’Emagel ainsi qu’un produit appelé «Actovegin».

swissinfo avec les agences

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