Euro 2008: un sans faute pour la Suisse
Les inspecteurs de l'UEFA ont terminé l'évaluation des sites de la double candidature austro-helvétique pour l'Eurofoot 2008.
Les Suisses leur ont déroulé le tapis rouge… jusqu’au Palais fédéral. Une véritable opération de séduction.
Une invitation du ministre des Sports, Samuel Schmid, au Domaine de Lohn près de Berne… Et une courte réception chez le président de la Confédération Kaspar Villiger.
Les délégués de l’Union européenne de football (UEFA) ont même eu droit à une escorte policière pour traverser la capitale fédérale.
Les Suisses se sont carrément mis en quatre pour recevoir les inspecteurs. Qui étaient accompagnés, pour la circonstance, de la vice-chancelière autrichienne, Susanne Riess-Passer.
Il faut dire que l’enjeu est de taille. «En 2008, lance Ralpf Zloczower, président de l’Association suisse de football (ASF), la Suisse et l’Autriche se doivent d’accueillir l’Eurofoot, l’un des plus grands événements sportifs de la planète.»
«Nous formons une équipe parfaite»
La délégation de l’UEFA a d’abord visité l’Autriche pendant trois jours. Puis, après avoir assisté au match Suisse-Autriche de mercredi soir, elle s’est mise au travail.
«Je pense que nous avons fait une bonne présentation, estime Ralpf Zloczower. Nous n’avons fait aucune faute.»
Son homologue autrichien va même plus loin. «Nous formons une équipe parfaite», se réjouit Friedrich Stickler.
Côté autrichien, Klagenfurt, Salzburg, Innsbruck et Vienne devraient accueillir la compétition. En Suisse, ce sont Bâle, Zurich, Berne et Genève qui ont été retenues.
Si Bâle dispose d’un Parc Saint-Jacques flambant neuf, les trois autres villes devront s’offrir de nouveaux stades.
Le verdict tombera le 13 décembre
A Berne, les inspecteurs de l’UEFA ont d’ailleurs visité le chantier du futur Wankdorf.
«Il fallait qu’ils voient ce qui se construit, explique Ralpf Zloczower. Et qu’ils constatent que nos stades ne sont pas que virtuels.»
Pour mémoire, le projet austro-suisse est en concurrence avec six autres candidatures. Le verdict du comité exécutif tombera le 13 décembre.
Ralpf Zloczower est confiant. Il se dit persuadé que «la décision sera prise de manière équitable.»
Les Suisses restent cependant prudents. Le souvenir de l’échec de Sion pour l’organisation des Jeux Olympiques 2006 face à Turin est encore dans toutes les mémoires.
«Ce n’est pas tout de présenter un bon dossier de candidature, conclut le président de l’ASF. Encore faut-il que nous soignions notre travail de lobbying.»
swissinfo/Urs Maurer
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