Football: par manque de réalisme, la victoire échappe à St-Gall
A l'enseigne du 3e tour préliminaire de la Ligue des Champions, les Turcs de Galatasaray sont venus gagner 2 à 1 leur match aller face au champion de Suisse, St-Gall. Pourtant vivement encouragé par quelque 12 000 supporters de Suisse orientale.
St-Gall a joué sa chance crânement. Objectivement, il aurait pu battre Galatasaray. Mais son manque d’expérience au niveau international lui fut fatal.
Mais jamais, ô grand jamais, trois classes de différence séparaient St-Gall de Galatasaray, mercredi soir, comme on aurait pu le supposer.
Au quart d’heure de jeu, le gardien brésilien de Galatasaray, Taffarel, commet une bourde monumentale. Il dégage mal. La balle rebondit à mi-terrain sur un genou st-gallois. Amoah traîne dans les seize mètres turcs et prend de vitesse Taffarel. Qui, trop avancé, tente de revenir sur ses pas. Mais il est lobé. Le Ghanéen de St-Gall propulse le cuir de la tête dans les filets stambouliotes.
Et alors que St-Gall a la possibilité d’aggraver le score en sa faveur par Amoah, Jardel, le nouveau Brésilien de Galatasaray, (transfert du FC Porto), reprend magistralement de la tête un centre venu de la droite. En plein dans la lucarne st-galloise.
Ainsi va le football. Très vite. Trop vite pour un FC St-Gall un peu juste physiquement. Lui qui pourtant avait l’avantage d’avoir dans les jambes cinq matches de championnat. Au contraire des joueurs turcs.
Et le pire qui pouvait survenir au Hardturm de Zurich tomba comme un couperet sur St-Gall. Perdre à domicile. En effet, à la 33ème minute de la seconde mi-temps, une contre-attaque turque prend en défaut la défense helvétique. De la gauche, un centre en retrait parvient à ce diable de Jardel. Qui, du pied cette fois-ci, croise son tir hors de portée de Stiel.
En définitive, Galatasary doit sa victoire à son immense expérience européenne. Il a notamment su freiner son adversaire par un nombre incalculable de petites fautes à mi-terrain.
Mais St-Gall ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Car, ce ne sont pas moins d’une dizaine de franches occasions de buts que les Brodeurs se sont créées. Mais n’ont pas réussi à concrétiser. Par malchance peut-être. Mais surtout, par manque d’opportunisme. Et à ce niveau là de la compétition, ça ne pardonne pas.
Emmanuel Manzi
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