Football: Trossero désire toute la Suisse derrière la Sélection
A peine débarqué de Buenos Aires, le nouveau coach de l'équipe nationale de football organise un camp d'entraînement à Yverdon, de lundi à mercredi. Après avoir nommé Martin Brunner adjoint, il y a une semaine.
L’Euro vient de se terminer et déjà les qualifications du Mondial 2002 se profilent à l’horizon. Dans cette perspective, la Suisse jouera une rencontre amicale devant la Grèce, le 15 août et, surtout, disputera son premier match éliminatoire contre la Russie, le 2 septembre.
Du lundi 24 au mercredi 26 juillet, le nouvel entraîneur de «la Nati», Enzo Trossero, a planifié un camp d’entraînement à Yverdon-les-Bains. Avec dix-neuf de ses internationaux. Et les entraîneurs des clubs de Ligue nationale A, mardi 25 juillet.
A ce propos, l’ancien coach de l’Equipe de Suisse et nouvellement entraîneur du FC Zurich, Gilbert Gress, n’a pas daigné répondre à l’invitation du mardi 25 juillet, toujours fâché contre l’ASF (Association suisse de football).
Manqueront également à l’appel de ce rendez-vous yverdonnois: Sforza (Bayern Munich), Henchoz (Liverpool) , Vogel (Eindhoven), Sesa (Lecce), Comisetti (Auxerre) et Celestini (Troyes) qui sont retenus dans leur préparation par leur club.
Du coup, Enzo Trossero en profite pour tester trois nouveaux footballeurs: Magnin, de Lugano, qui a joué avec la Sélection helvétique des moins de 21 ans; Frei, l’attaquant de Lucerne; et Esposito, de Grasshopper, qui n’a joué qu’un seul match avec l’Equipe nationale.
«Je crois que la Suisse possède de grands footballeurs, s’enflamme le nouvel entraîneur. Et de surcroît, je les ai trouvé très motivés lors des entretiens téléphoniques. Même ceux qui gagnent beaucoup d’argent à l’étranger me semblent prêts à honorer le maillot à croix blanche.»
Selon Enzo Trossero, l’un des impératifs est que ses internationaux soient en forme au bon moment. De ce point de vue, il regrette que sur les douze footballeurs suisses qui évoluent à l’étranger, trois ou quatre ne soient que remplaçants dans leur club.
«Je pense que la Suisse a le calibre pour rivaliser avec la Russie, la Yougoslavie ou encore la Slovénie», tient à préciser Señor Trossero. Qui croit dur comme fer aux chances de qualification de la Suisse pour la phase finale de la Coupe du Monde 2002 au Japon et en Corée du Sud.
Celui qui a mené le FC Sion à son seul titre de champion de Suisse
annonce: «je vais m’appuyer sur une charnière de titulaires. Mais je garde secret leurs identités. Dans cette perspective, j’ai pris langue avec Türkylmaz. Pensez, relève Trossero, Kubilay a marqué la bagatelle de 28 buts en une cinquantaine de sélections.»
Enzo Trossero ne craint pas les fortes têtes de la Nati. Tel Sforza, le capitaine, qui s’était ouvertement prononcé pour Hanspeter Zaugg comme nouveau coach national. Et Enzo Trossero de conclure: «c’est important qu’une équipe soit composée de meneurs et pas uniquement de gamins».
Emmanuel Manzi
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