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Genève accueille des pourparlers de paix colombiens

Francisco Galan (à gauche) et Felipe Torres (à droite) de l'ELN avec Camilo Gomez représentant le gouvernement colombien à leur arrivée à Genève. Keystone

Des représentants de la Colombie, de la deuxième guérilla du pays, l'Armée de libération nationale, et de la société civile, se rencontrent lundi et mardi à Genève pour tenter de trouver la paix dans ce pays en guerre depuis 36 ans.

Cette rencontre intervient alors que des affrontements d’une grande violence entre guérilleros d’extrême-gauche et miliciens d’extrême droite viennent de faire des dizaines de morts en Colombie, et semblent se poursuivre.

Camilo Gomez, haut commissaire à la Paix et bras droit du président colombien Andrés Pastrana, dirigera la délégation gouvernementale de quatre ou cinq personnes.

Antonio Garcia, numéro 2 de l’ELN (guévariste), conduit la délégation de la guérilla de cinq ou six personnes. Il est accompagné notamment de deux hauts responsables de l’ELN, Felipe Torres et Francisco Galan, emprisonnés depuis plus de sept ans à Medellin et temporairement libérés pour ces pourparlers. Ils avaient déjà été les négociateurs de l’ELN et des FARC dans le passé.

Quant au principal mouvement de guérilla, les Forces armées révolutionnaires (FARC, communistes), qui tient des négociations avec le pouvoir depuis octobre dernier, il a décliné l’invitation à Genève, mais a annoncé qu’il rencontrerait bientôt des membres de l’ELN. A noter que Bogota n’a donné son feu vert que début juin aux négociations de paix avec l’ELN.

Calquant sa stratégie sur celle des FARC, l’ELN qui compte 6.000 combattants, souhaite obtenir une zone démilitarisée, à 700 km au nord de Bogota, pour y tenir une convention de paix.

En revanche, la troisième guérilla du pays, l’Armée populaire de libération, vient à Genève comme observateur.

Près de 80 autres personnes doivent également participer aux entretiens de Genève. Ils repréentent tout l’éventail de la société civile colombienne: partis politiques, magistrats, professeurs, chefs d’entreprise et syndicalistes, patrons de presse, évêques, ainsi que de diverses associations.

La Suisse qui a proposé ses bons offices et organise la réunion, est représentée par le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères Franz von Daeniken, et par Jean-Pierre Gontard, conseiller auprès du ministère suisse des Affaires étrangères (DFAE), chargé du suivi du processus de paix en Colombie. Les autorités colombiennes ont du reste indiqué qu’elles pourraient demander à la Suisse de jouer les médiateurs si nécessaire.

Outre la Suisse, Cuba, l’Espagne, la France et la Norvège, soit les quatre autres pays qui font partie de la commission internationale de bons offices en faveur de la paix en Colombie, créée début juillet, envoient également des observateurs, tout comme le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

La guerre civile en Colombie a déjà fait plus de 120.000 morts depuis 1964, provoqué le déplacement forcé de deux millions de personnes et se traduit par 3.000 enlèvements par an en moyenne.

swissinfo avec les agences

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