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La Suisse se penche à nouveau sur son passé sud-africain

Le Conseil fédéral veut approfondir l’étude des relations politiques et commerciales entre la Suisse et l’Afrique du Sud durant l’apartheid. La mission a été confiée au Fonds national de la recherche scientifique (FNRS).

Le gouvernement a annoncé mercredi que deux millions de francs seront accordés au FNRS sur une période de trois ans pour mener à bien cette étude. Depuis 1993, des experts examinent la politique extérieure de la Confédération, dans le cadre du programme national de recherche PNR 42.

Le PNR 42, qui n’avait pas encore inclus l’aspect des relations avec l’Afrique du Sud, se terminera à la fin de l’année. Avec les deux millions à disposition, un nouveau module de recherche comblera donc cette lacune.

Un rapport interdépartemental de l’administration fédérale traitant des relations entre les deux pays depuis les années 50 avait déjà été publié en octobre dernier. Il relevait que la Suisse avait largement dépassé les limites imposées au commerce avec le régime de Pretoria, sans toutefois devenir une plaque tournante permettant à l’Afrique du Sud de détourner les sanctions internationales.

Mais, se basant uniquement sur des sources fédérales, les auteurs du rapport avait surtout conclu qu’une étude supplémentaire était nécessaire pour pouvoir porter un jugement global sur ces relations bilatérales. Tout le volet des activités du commerce privé, notamment, restant encore mal connu.

Désormais, avec les deux millions alloués, le PNR 42 pourra lancer six ou sept projets de recherche, estime son directeur, le politologue Laurent Goetschel. Ces projets ne sont pas encore déterminés. Ils feront l’objet d’une mise au concours durant l’année.

Le module de recherche du PNR 42 disposera de facilités pour mener à bien ses recherches. La nouvelle loi sur les archives donne en effet au gouvernement, en cas d’intérêt public prédominant, la possibilité de déroger au délai d’attente de trente ans nécessaire pour les consulter.

Cette recherche historique répond à une demande du Parlement. Les milieux de la gauche, et en particulier les socialistes, avaient réussi au printemps 1999, après d’âpres discussions, à en faire accepter le principe par le Conseil national.

Olivier Pauchard

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