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Les beaux jours de l’extrémisme de droite

Pascal Lobsiger a déjà été condamné pour coups et blessures. Keystone

Racistes ou néonazis sont en plein essor grâce à Internet. Les skinheads surtout, dont le mouvement s'élargit et se radicalise, selon la police. Le meneur des perturbateurs du 1er août au Grütli a été identifié: il s´agit d´un récidiviste.

Symbole d´une certaine identité suisse, le Grütli n´aura pas porté chance au conseiller fédéral Kaspar Villiger. Le 1er août, le ministre des finances avait en effet été accueilli sur la prairie mythique par le chahut d’une centaine de militants d´extrême droite. Des manifestants qui, selon la police fédérale, sont chaque année plus nombreux et mieux organisés.

Or le «SonntagsBlick» a révélé dimanche que, le jour fatidique, la police uranaise n’avait pas contrôlé de près les skinheads venus participer au rassemblement. En outre, la vidéo tournée à cette occasion a été effacée, empêchant tout travail d’identification.

Mais, surtout, l’hebdomadaire dominical alémanique livre le nom du meneur de ce rassemblement: Pascal Lobsiger, 25 ans, déjà condamné à un an ferme pour coups et blessures et à nouveau libre depuis six mois. Il a été formellement identifié par Hermann Büttiker, juge d’instruction qui l’avait inculpé à l’époque.

La police fédérale estime à quelque 700 personnes le noyau dur du mouvement skinhead en Suisse. Un mouvement qui s’élargit et se radicalise, notamment en lançant de plus en plus souvent des appels au meurtre sur les centaines de sites Internet recensés dans la seule Europe. Une propagande en provenance directe de l’extrême-droite allemande en plein essor et dont la multiplication des agressions racistes provoque actuellement un vaste et difficile débat dans tout le pays.

A cheval sur les frontières, louvoyant entre les lois antiracistes et la liberté d’opinion, la propagande néonazie, raciste ou révisionniste permet à divers groupes apparemment concurrents d’unir leurs forces, selon la police fédérale. Cette dernière se heurte en outre à une autre difficulté: le fédéralisme qui l’empêche d’intervenir directement sur un terrain ou les autorités cantonales sont compétentes.

Isabelle Eichenberger

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