Les Suisses veulent davantage de sévérité envers les néonazis
La police doit se montrer plus sévère avec les néonazis. Selon un sondage du SonntagsBlick, 68 pour cent des Suisses partagent cet avis.
Les personnes ont notamment été interrogées à propos de la réaction de la police face aux extrémistes qui ont perturbé le discours du conseiller fédéral Kaspar Villiger, le 1er Août au Grütli. Selon 68 pour cent des sondés, la police n’a pas été assez dure.
Seules 18 pour cent des personnes interrogées estiment que les forces de l’ordre ont joué leur rôle correctement. Treize pour-cents sont sans opinion. L’institut de sondage Isopublic a questionné 1002 personnes en Suisse romande et alémanique pour le compte du Sonntagsblick entre le 9 et le 12 août.
Ruth Metzler, cheffe du Département de justice et police, a pour sa part défendu l’attitude de la police uranaise, dans une interview donnée au journal «dimanche.ch». La loi sur la protection des données rendait obligatoire la destruction des enregistrements vidéo, a-t-elle déclaré.
La conseillère fédérale va aborder le problème du néonazisme avec le ministre de l’intérieur allemand Otto Schilly lors de la prochaine réunion des Etats limitrophes de la Suisse en septembre à Constance. Au niveau opérationnel, les contacts avec les Allemands sont réguliers et fonctionnent bien, a-t-elle relevé.
swissinfo avec les agences
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