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Parcours atypique d’un ancien joueur de génie

Sélectionneur des espoirs suisses, Köbi Kuhn a été désigné entraîneur de l'équipe nationale de football le 10 juin 2001.

D’abord mises en doute, ses qualités de fédérateur et sa vision du football font désormais l’unanimité.

Il a l’allure d’un papy tranquille. A le voir déambuler, bonhomme, personne ne soupçonnerait qu’il a été un milieu de terrain génial avec le FC Zurich et l’équipe nationale dans les années 60.

Aujourd’hui, il transmet avec succès son plaisir et sa science du jeu aux meilleurs joueurs du pays. Le Zurichois parle peu. Il ne hausse jamais le ton. Et lorsqu’il s’exprime, c’est toujours à bon escient.

«Les joueurs comprennent mes arguments», lâche-t-il fièrement.

Une belle carrière de joueur… puis d’entraîneur

Jakob Kuhn, dit Köbi, a débuté sa carrière de joueur avec le FC Wiedikon en 1954. De 1960 à 1977, il a défendu les couleurs du FC Zurich avec lequel il a remporté six titres de champion de Suisse et cinq Coupe de Suisse.

Sélectionné à 64 reprises en équipe nationale, il a également disputé la Coupe du monde 1966 en Angleterre. Mais au moment de raccrocher ses crampons, il n’a pas pu se résoudre à quitter ce monde du football qu’il aime tant.

Directeur sportif et président de la section junior puis coach ad intérim de l’équipe fanion du FC Zurich, il a commencé à entraîner l’équipe de Suisse des moins de 18 ans en 1995. Puis, logiquement, celle des moins de 21 ans.

«Chef de la Nati»

Jusqu’à ce fameux dix juin 2001 où il a accepté la mission de redorer le blason terni d’une «Nati» à la dérive sous l’ère Trossero.

Douze ans après Daniel Jeandupeux, un nouveau Suisse est enfin nommé officiellement à la tête de l’équipe nationale.

Les critiques acerbes et les crises intestines des débuts n’ont pas bousculé les certitudes du Zurichois.

Même s’il n’avait jamais dirigé les destinées d’un club de Ligue nationale, il a su aplanir les différends et donner naissance à un groupe uni et solidaire.

Comme sous l’ère Roy Hodgson (qualification pour le Mondial 1994 et l’Euro 1996), l’équipe de Suisse de Köbi Kuhn a retrouvé une âme.

Et à voir l’entraîneur national étreindre son génial meneur de jeu bâlois, Hakan Yakin, après la difficile victoire contre l’Albanie mercredi dernier, peut-être bien plus que cela…

swissinfo, Mathias Froidevaux

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