La voix de la Suisse dans le monde depuis 1935
Les meilleures histoires
Démocratie suisse
Les meilleures histoires
Restez en contact avec la Suisse
Podcast

Pourquoi la Suisse a encore mal à son tourisme

Partout, la conjoncture s'améliore. Et pourtant le tourisme suisse reste à la traîne. Keystone

Même si les résultats de 1999 ne sont pas alarmants, la Suisse a mal à son tourisme. Dans son rapport annuel l'Office suisse du tourisme constate que l'occupation des lits et le résultat d'exploitation de l'hôtellerie ont légèrement régressé.

Partout, la conjoncture s’améliore, et pourtant le tourisme suisse reste à la traîne. Finalement, ce n’est guère étonnant. En Suisse, l’esprit d’accueil n’existe plus. Les villes sont de véritables déserts commerciaux le samedi dès 16 ou 17 heures, les restaurants ne servent plus de repas chauds après 21 heures, les hôtels sont chers et pas toujours à la hauteur de la réputation de propreté qu’avait la belle Helvétie et le personnel n’est généralement pas aimable du tout.

Dans le secteur des divertissements, le tourisme vert n’est guère encouragé. Il est difficile de trouver des gîtes d’étapes ou des chambres à la ferme et chez l’habitant ou alors à des prix relativement élevés. Du côté des installations, notamment des remonte-pentes pour le tourisme d’hiver, les prix journaliers font froid dans le dos.

Ce constat posé, il suffit de changer les choses pour améliorer la situation du tourisme, serait-on tenté de dire. Ce n’est pas si simple car, jusqu’à ce jour, jamais aucune personnalité ni autorité de ce pays n’a réussi à réunir les multitudes d’intérêts divers du secteur touristique.

Le drame est bien là. Personne ne veut dépenser le moindre franc de promotion s’il ne lui rapporte pas directement des avantages. Avec une telle attitude, chacun fait sa petite annonce dans son petit coin et s’étonne qu’elle ne soit guère porteuse.

Pendant ce temps d’autres pays, en Europe ou ailleurs, font passer un message global, attirent des touristes avec des programmes bien conçus. Chez nous, on se lamente, on menace de mettre la clef sous le paillasson.

Ce cœur des pleureuses du tourisme suisse n’émeut plus personne et chacun sait qu’il faudra passer par-dessus bien des susceptibilités pour redresser la situation. Le problème c’est que personne n’ose vraiment le dire. Dommage, car en Suisse on pourrait vendre autre chose que le sempiternel Cervin.

Eric Othenin-Girard

Les plus appréciés

Les plus discutés

En conformité avec les normes du JTI

Plus: SWI swissinfo.ch certifiée par la Journalism Trust Initiative

Vous pouvez trouver un aperçu des conversations en cours avec nos journalistes ici. Rejoignez-nous !

Si vous souhaitez entamer une conversation sur un sujet abordé dans cet article ou si vous voulez signaler des erreurs factuelles, envoyez-nous un courriel à french@swissinfo.ch.

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision

SWI swissinfo.ch - succursale de la Société suisse de radiodiffusion et télévision