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Procès: Christiane Brunner dénonce une inégalité de traitement

Pour Christiane Brunner, «c’est un procès politique, dans la mesure où je suis la seule inculpée». Keystone / Edi Engeler

Celle qui deviendra vraisemblablement présidente des socialistes est passée mardi devant les juges. On lui reproche sa participation à une manifestation qui n'avait pas été autorisée. Verdict mercredi.

Le 14 juin 1999, Christiane Brunner participait à une manifestation de protestation, au lendemain du refus par le peuple de l’assurance maternité. Elle répondait ainsi à l’appel de l’Union syndicale suisse (USS), tout comme plusieurs centaines d’autres personnes. «Il s’agissait d’un événement spontané», raconte Maria Roth-Bernasconi, ancienne conseillère nationale genevoise également présente.

La conseillère aux Etats socialiste avait alors reçu une amende de 300 francs. Motif: la manifestation n’avait pas été autorisée. De son côté, l’USS signale avoir averti la police de son intention de sortir dans la rue. Selon elle, l’événement était donc permis.

La Genevoise refuse de payer et argumente qu’elle n’était pas impliquée dans l’organisation de l’événement. «Je n’ai fait que transmettre une lettre de protestation au patron de l’Union suisse des arts et métiers (USAM), Pierre Triponez», a-t-elle indiqué mardi à la presse, avant d’entrer dans le Tribunal. Plusieurs dizaines de personnes étaient venues lui apporter leur soutien.

La présidente sortante de la FTMH estime donc avoir été mise à l’amende uniquement parce qu’elle est connue. «C’est un procès politique, dans la mesure où je suis la seule inculpée», a-t-elle ajouté. A l’USS, Pietro Cavadini signale que seule une autre personne parmi toutes celles présentes a subi le même sort. Christiane Brunner parle donc d’inégalité de traitement.

«Un tribunal devra trancher et expliquer pourquoi je suis punie et pas les autres.» Le quotidien Le Temps, dans son édition du 11 octobre 1999, citait de la sorte Christiane Brunner. Celle-ci avait alors précisé qu’elle préférait accomplir une peine de prison plutôt que de payer. Le verdict devrait tomber mercredi.

Caroline Zuercher

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