Rapport sur les raids de l’OTAN au Kosovo: Moscou fait pression sur Carla Del Ponte
Les autorités russes demandent à la procureure du Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie de réviser sa décision. La Suissesse Carla Del Ponte avait annoncé la veille qu'elle ne poursuivrait pas l'OTAN pour ses raids sur la Yougoslavie.
Un rapport d’experts des services de Carla Del Ponte a affirmé mercredi qu’il n’existait «aucun fondement» pour poursuivre l’OTAN. «Carla Del Ponte a pris une décison tendancieuse et politisée qui doit être révisée», estime le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.
L’enquête du TPI faisait suite à différentes plaintes portées par la Russie, précisément, par la République fédérale de Yougoslavie, mais aussi par des organisations de défense des droits de l’homme. A l’instar d’Amnesty International qui affirme que les 400 à 600 civils tués pendant les bombardements auraient été moins nombreux si «l’OTAN avait complètement respecté les règles de la guerre».
Jeudi, Moscou rappelle plusieurs événements qui, à ses yeux, justifient des poursuites: les frappes contre un pont de chemins de fer au moment où un train de passagers passait le 12 avril 1999. Ou encore le bombardement de la télévision de Belgrade le 23 avril et de l’ambassade de Chine le 8 mai.
swissinfo avec les agences
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