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Sida: les espoirs de la délégation suisse à Durban

Un gros effort devra être fourni pour que l'Afrique sauve ses enfants. Keystone

«Un enthousiasme extraordinaire»: c'est ainsi qu'un représentant de l'Office fédéral de la santé publique qualifie le climat de la Conférence mondiale sur le sida en Afrique du Sud. Malgré le bilan médical très sombre, les raisons d'espérer sont là.

Cette 13e édition de la conférence aura été la première à se tenir dans un pays du Sud, au coeur même du fléau. Au niveau mondial en effet, 90 pour cent des infections se produisent dans les pays en développement, alors que 90 pour cent de l’argent dépensé l’est pour les malades des pays industrialisés.

Sur le plan médical, les nouvelles sont mauvaises. Le vaccin n’est pas attendu avant 5 à 7 ans, les trithérapies restent hors de portée de l’immense majorité des victimes et leurs effets secondaires peuvent être ravageurs. Quant au spermicide, dont les chercheurs espéraient faire un «virucide», non seulement il est inefficace, mais, en plus, il semble favoriser les contaminations.

A ce tableau très sombre est encore venu s’ajouter la polémique déclenchée par le président sud-africain Thabo Mbeki qui n’a pas hésité à nier le lien entre le virus HIV et la maladie. Vendredi, à la clôture de la conférence, son prédécesseur Nelson Mandela est venu rappeler que l’urgence n’est pas de se disperser en querelles stériles, mais de s’occuper des gens qui souffrent et qui meurent.

Malgré tout, Jean-Jacques Thorens, de l’Office fédéral de la santé publique, juge le climat de cette conférence très positif. Dans cette Afrique où pratiquement tout reste à faire, la réunion de 11 000 chercheurs – dont une douzaine de Prix Nobel – devrait beaucoup contribuer à la prise de conscience du problème.

Les Suisses ont pu faire part de leurs expériences non seulement en matière de recherche, mais surtout en matière de prévention. Pour Jean-Jacques Thorens, c’est dans ce domaine que le plus gros effort doit être fourni si l’Afrique veut sauver ses enfants. Et malgré le tabou culturel, malgré l’insouciance ambiante et la réticence des hommes à utiliser le préservatif, les esprits s’ouvrent peu à peu à la nécessité d’endiguer le fléau.

Marc-André Miserez

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