Sur gazon, Martina Hingis veut effacer le fiasco de l´an passé
Deux semaines après son élimination en demi-finale de Roland-Garros, Martina Hingis part à l´assaut du gazon de Wimbledon, sur lequel elle avait été sacrée en 1997.
Difficile d’imaginer pire fiasco que l’été passé. Martina Hingis avait été balayée 6-2 6-0 au premier tour des Internationaux de Grande-Bretagne par l’inconnue Jelena Dokic, avant de perdre son rang de numéro un mondiale. Mais la St-Galloise était alors en pleine crise personnelle et avait même renoncé au précieux soutien dans les tribunes de Mélanie Molitor, sa mère et son coach.
Entre-temps, la situation s’est stabilisée, Martina Hingis occupe à nouveau le premier rang du classement mondial et figure incontestablement parmi les principales favorites à la consécration de la troisième levée de l’année du Grand Chelem, «la plus prestigieuse du monde» à ses yeux.
Dès son entrée en matière, l’attention se focalisera sur la Suissesse. Sur et en dehors des courts où les tabloïds anglais à sensation épieront ses faits et gestes, en particulier ses sorties avec son nouvel ami, le Suédois Magnus Norman, récent finaliste à Roland-Garros.
Sportivement parlant, Martina Hingis cherchera à renouer avec le succès qui la boude en Grand Chelem depuis un an et demi. Il faut en effet remonter à janvier 1999 pour trouver trace de son dernier succès majeur, en Australie. Reine sans royaume, la Suissesse n’est détentrice d’aucun titre parmi les «quatre grands» et elle vient d’échouer, une fois encore, dans sa quête du Graal à Roland-Garros.
A Wimbledon, la numéro un mondiale a hérité d’un tableau semé d’embûches. Le premier tour ne devrait lui poser aucun problème face à l’Espagnole Montolio, peu à l’aise sur l’herbe. Mais dès le troisième tour, elle pourrait croiser le fer avec la Croate Mirjana Lucic ou la Roumaine Irina Spirlea. Et les deux sœurs Williams, qu’elle n’a encore jamais battues successivement dans un même tournoi, figurent elles aussi dans sa partie de tableau.
Si Martina tient bon, elle croiserait le fer en quart contre Venus, puis éventuellement contre Serena en demi. Mais le doute plane aussi sur le réel état de forme des sœurs américaines, en particulier la cadette Serena, longtemps absente des compétitions pour cause de blessure.
Olivier Breisacher
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