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Une maladie tropicale coriace

Les nouvelles en provenance de pays tropicaux, comme le Brésil, où l'anaplasmose a été combattue et quasi vaincue, ne sont guère encourageantes.

Les enseignements tirés des expériences locales ne peuvent pas s’appliquer au cas de la Suisse.

Pour les milieux vétérinaires brésiliens, l’anaplasmose est une forme de «tristesse parasitaire bovine».

La tristesse étant sans doute la résultante de la grande mortalité provoquée par cette maladie. Une maladie qui peut également entraîner une réduction de la production laitière ou provoquer l’avortement.

Une certaine immunité des jeunes bovins

Le traitement classique de la maladie – transfusion sanguine et antibiotiques – est onéreux et pas toujours efficace, selon Ana Maria Sastre Saco, chercheur à Embrapa, l’agence du gouvernement brésilien chargée de la recherche en agronomie.

La maladie se propage surtout d’un animal à l’autre par les tiques ou autres insectes.

Dans les zones où la présence de tels vecteurs de la maladie est constante au cours de l’année, les agents de l’anaplasmose sont ainsi transmis presque naturellement aux nouveau-nés.

Ces derniers seront par la suite épargnés par les effets de la maladie à l’âge adulte.

Les recherches ont en effet établi que les jeunes bovins, jusqu’à 7 ou 10 mois, présentaient une bonne résistance à l’anaplasmose et étaient capables de développer une certaine immunité.

La prévention naturelle dans les zones endémiques demeure ainsi la méthode la plus adaptée au contrôle de la maladie.

Des soins homéopathiques

Dans d’autres zones climatiques, le cheptel n’est pas en mesure de développer ses propres défenses. Il est donc plus vulnérable.

Chez l’adulte, l’inoculation de sang infecté provenant d’un bovin porteur est considérée à haut risque.

Au Brésil, comme en Argentine et en Uruguay ainsi que dans certaines régions des Etats-Unis, la maladie a été contrôlée mais pas pour autant éradiquée.

Les vétérinaires y conseillent un contrôle vigilant des tiques, et autres vecteurs de la maladie, à base de soins homéopathiques, notamment à base de feuilles, et même de troncs, de bananiers.

swissinfo/Thierry Ogier à Sao Paulo

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