Aujourd’hui en Suisse
Les glaciers fondent, chers abonnés, mais les pays concernés se rassemblent pour y faire face.
C’est l’objectif d’un premier Sommet des régions de haute montagne qui a pris fin ce vendredi à Genève, une forme pragmatique de solidarité. Mais vous préférez peut-être les rivages de la Méditerranée. Nous vous emmenons à Palerme, où des artistes suisses peuvent trouver l’inspiration.
Bon vent,
Après son succès lors des élections régionales en Thuringe, l‘Alternative pour l’Allemagne (AfD) se retrouve sur la sellette pour avoir accepté des dons venus de Suisse. L’affaire a été sanctionnée par une amende qui s’élève à trois fois la somme acceptée par l’AfD, soit 396‘000 euros.
Des cas similaires touchant ce parti nationaliste anti-migrants (surtout quand ils sont musulmans) se sont déjà produits, raconte Petra Krimphove, notre correspondante à Berlin. Cette fois-ci, c’est la co-présidente du groupe parlementaire AfD au Bundestag, Alice Weidel, qui est tenue pour responsable, puisque les versements sont arrivés sur le compte de la section régionale de l’AfD de sa circonscription.
Les versements sur le compte de sa section n’ont d’abord frappé personne et le parti ne les a pas annoncés. Jusqu’à ce que la Süddeutsche Zeitung, deux autres médias allemands et la cellule enquête du groupe suisse Tamedia les remarquent dans le cadre d’une recherche commune et retrouvent la trace du donateur, un milliardaire allemand vivant en partie à Zurich.
Comme le rappelle notre correspondante, Alice Weidel dispose depuis longtemps d’un second domicile en Suisse pour des raisons privées: «Elle était établie à Bienne mais, en raison de l’hostilité croissante dans cette ville, elle est partie à Einsiedeln, dans le canton de Schwyz – un bastion de l’UDC, le grand parti de la droite conservatrice suisse qui a de nombreux points communs avec l’AfD.»
- L’article de notre correspondante à Berlin
- Alice Weidel à Einsiedeln, un reportage en allemand du quotidien BlickLien externe
- «Les populistes n’ont pas tort par définition», estimait sur swissinfo.ch le politologue Daniel Kübler en 2017
- Lire l’analyse du politologue français, spécialiste de l’extrême droite, Jean-Yves Camus sur la poussée des populismes en EuropeLien externe (2018)
Face à la crise climatique, les régions de haute montagne se serrent les coudes, comme le raconte Christian Huggel dans une interview accordée à swissinfo.ch.
Le glaciologue suisse était l’un des 200 participants au premier Sommet des zones de haute montagne organisé à Genève par l’Organisation météorologique mondiale (OMM).
«Jusqu’à présent, la Suisse a toujours eu assez d’eau. Mais aujourd’hui, les choses changent – parfois lentement, parfois brusquement – en raison des longues vagues de chaleur et des sécheresses, comme l’an dernier», souligne d’emblée le scientifique.
En ouverture de ce sommet, le Conseiller fédéral Alain Berset n’a pas caché son inquiétude: «En Suisse, nous sommes particulièrement touchés par le phénomène du réchauffement climatique. Au cours des 150 dernières années, la température moyenne y a augmenté de 2°C, bien plus que la moyenne mondiale qui a enregistré un réchauffement global de 0,9°C. Conséquence: nous assistons à une diminution des réserves de neige et de glace dans les Alpes. Au cours des douze derniers mois, environ 2% du volume total des glaciers suisses ont été perdus. Et sur les cinq dernières années, la perte a dépassé 10% – un phénomène jamais observé depuis plus de 100 ans.»
D’où l’intérêt d’échanger et de collaborer avec les autres régions de haute-montagne, comme l’a permis la réunion genevoise. Christian Huggel évoque aussi les projets que mène l’agence de coopération du ministère suisse des affaires étrangères dans la Cordillère des Andes et en Asie centrale.
- L’interview du glaciologue suisse Christian Huggel
- Les projets de la coopération suisseLien externe dans les régions de montagne
- Le sommet genevois présenté par MétéoSuisseLien externe
- Le compte-rendu du sommetLien externe par l’agence Reuters (en anglais)
La renaissance artistique de Palerme n’a pas échappé à l’Institut suisse de Rome qui organise une nouvelle résidence artistique dans la ville natale de l’écrivain Giuseppe Tomasi di Lampedusa, auteur du fameux Gattopardo.
Si la capitale sicilienne et son maire Leoluca Orlando ont marqué les esprits par l’accueil généreux des migrants rescapés de leur traversée de la Méditerranée, Palerme s’est également fait une place dans le monde de l’art contemporain. La biennale itinérante d’art contemporain Manifesta s’y est donc déployée l’année dernière.
Après avoir participé à la biennale d’art, la directrice de l’Institut suisse de Rome Joëlle Comé et le responsable artistique Samuel Gross ont décidé d’aller plus loin en créant une nouvelle résidence d’artiste dans le Palazzo Butera (photo). Intitulée Palermo Calling, cette résidence de trois mois a lieu pour la première fois de septembre à novembre de cette année. Elle s’ajoute aux résidences offertes par l’Institut à Rome et à Milan.
- L’article de swissinfo.ch sur la résidence palermitaine
- La visite d’Elisabeth Chardon à la Manifesta de PalermeLien externe pour le site BPLT (abonnés)
- Découvrez le Palazzo ButeraLien externe, lieu de résidence choisi par l’Institut suisse de Rome
La Suisse est à la traîne des autres pays en ce qui concerne le «Mariage pour tous». Qu’en pensent nos lecteurs? Nous avons sélectionné plusieurs avis opposés.
«Les Suisses se lèvent tôt mais se réveillent tard», commente Norbert Béguin sur notre application. Et de poursuivre: «Avec mon compagnon, nous nous sommes mariés aux USA il y a 6 ans. Marres d’attendre sur la frileuse Suisse». Sur notre page Facebook, les avis sont plutôt partagés. «Et pourquoi pas? Qu’est-ce qui pourrait déranger? C’est déjà compliqué de s’aimer… pourquoi mettre des barrières», questionne Valérie Martinez.
«Valider le mariage pour tous revient à banaliser l’homosexualité», estime à l’inverse un utilisateur anonyme de SWI+. «Leur donner les mêmes droits, oui, mais le mariage est un sacrement, alors qu’on appelle ces unions comme on veut, mais pas mariage», nuance quant à lui Alex Bovay sur notre page Facebook. D’autres lecteurs de swissinfo.ch se disent en faveur du mariage pour tous, mais contre l’adoption ou la procréation médicalement assistée (PMA).
Le dernier mot revient à Marc-Antoine Wutrich, qui ponctue son assertion d’un smiley tout rigolard: «S’ils veulent les mêmes emmerdes que les hétéros, qu’ils et elles se marient!».
- Ma collègue Katy Romy a établi une comparaison des droits dont bénéficient les homosexuels en Europe.
- Et un autre article sur le sujet tiré de nos archives
- Et vous, qu’en pensez-vous? Faites-le nous savoir ci-dessous
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