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Aujourd’hui en Suisse

Bonjour à vous, Suisses résidant à l’étranger,

C’est Olivier à Berne.

Je vous parlais hier d’un très lent retour à la normale. Eh bien, cela vaut aussi pour l’actualité. Pour la première fois depuis bien longtemps, le coronavirus n’occupe plus toute la place de notre sélection de l’actualité du jour. Ce n’est pas une bonne nouvelle, ça ?

Bonne lecture.

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Aucun des nouveaux médias lancés depuis 2017 n’atteint encore plus de 3% des utilisateurs en ligne, selon le Digital News Report 2018 du Reuters Institute. Eugenio Marongiu

Le paysage médiatique suisse romand comptera un nouveau média dès janvier prochain. Le site d’information alémanique Watson va créer une antenne en Suisse romande. La rédaction comptera une vingtaine de journalistes.


Watson a été lancé en Suisse alémanique en 2014. Il s’agit d’un site d’information gratuit et uniquement présent en ligne. Avec son style jeune et parfois un peu décalé, il vise avant tout un public cible âgé de 20 à 40 ans.

Dans une interview à la NZZ am Sonntag, le directeur de Watson a expliqué cette volonté de s’étendre en Suisse romande notamment par la volonté des annonceurs de lancer des campagnes simultanées dans les deux régions linguistiques.

La création de ce nouveau média se fait un peu à contre-courant. La presse souffre depuis un certain temps déjà de la baisse constante de revenus publicitaires. Et la crise sanitaire constitue un coup supplémentaire pour un secteur déjà fragilisé.

  • La nouvelleLien externe de la création de l’antenne romande de Watson sur le site du quotidien en ligne Le Matin
  • Sandra Jean, rédactrice en chef de l’antenne romande de Watson, explique sa stratégieLien externe sur les ondes de la Radio RTS
  • En attendant le lancement de l’antenne romande, découvrez à quoi ressemble WatsonLien externe dans sa version originale en allemand
  • Le quotidien Le TempsLien externe se demande si la crise du coronavirus ne sera pas fatale à la presse romande
Zwei Männer geben sich die Hand
Le président de la Confédération suisse de l’époque Ueli Maurer (à gauche) et le président polonais Andrzej Duda se serrent la main au palais présidentiel à Varsovie le 14 mai 2019. Keystone / Radek Pietruszka

Plusieurs pays d’Europe connaissent une évolution politique que d’aucuns jugent autoritaire. Le cas le plus connu et le plus décrié est celui du président hongrois Viktor Orbán. Mais la Pologne semble suivre le même chemin que son voisin.

L’Union européenne s’en est émue et va jusqu’à parler d’une «attaque contre la démocratie» du côté de Varsovie. La Suisse, souvent prompte à se dire «préoccupée» par les atteintes aux droits de l’homme, se montre en revanche très discrète par rapport à la Pologne. Un tel silence pose question.

C’est peut-être dû à la profonde et ancienne amitié qui lie ces deux pays. Les plus anciens se souviennent encore avec émotion des «internés polonais» en Suisse durant la Seconde Guerre mondiale. Plus récemment, dans les années 1980, de nombreuses familles suisses envoyaient des victuailles à des familles polonaises en raison de la crise de l’approvisionnement dans ce pays.

De nombreux liens financiers, économiques et politiques lient également Berne et Varsovie. Peu de chances donc que la Suisse veuille exercer une pression sur la Pologne. La diplomatie helvétique entend privilégier la voie du dialogue.

  • Le point sur les relations entre la Suisse et la Pologne dans un article de swissinfo.ch
  • En 2018, RTS Info consacrait un dossierLien externe à l’autoritarisme dans des pays d’Europe orientale
  • L’analyse de l’historien et politologue Claude Longchamp sur la montée en puissance de l’autoritarisme
une foule de gens dans une salle
Le Conseil national (Chambre basse) a dû interrompre sa session de printemps en raison du coronavirus. Keystone / Peter Klaunzer

La politique connaît un lent retour à la normale. Le Parlement suisse siégera à nouveau au début du mois de mai, après avoir dû interrompre ses activités pour cause de crise sanitaire.

Un retour à la normale, certes, mais un retour fortement marqué par le coronavirus. Tout d’abord, la session qui se tiendra du 4 au 8 mai sera entièrement consacrée à la pandémie. Ensuite, les élus ne se réuniront exceptionnellement pas au Palais fédéral, mais dans la halle d’exposition de la ville de Berne. Ce vaste espace permettra de mieux respecter des distances sociales.

Les élus devront pour l’essentiel confirmer ou corriger les mesures d’urgence prises par le gouvernement pour répondre aux défis posés par la pandémie.

Selon la Constitution, les décisions prises par le Parlement priment sur celles prises par le Conseil fédéral. Le législatif a d’ailleurs déjà pesé sur les décisions de l’exécutif par le biais des avis exprimés par les Commissions des deux Chambres. C’est par exemple ainsi que le gouvernement a finalement instauré une même date pour la reprise de la vente des biens de consommation, alors qu’il avait initialement décidé que la reprise aurait lieu d’abord dans les grandes surfaces et ensuite seulement dans les petits commerces.

  • L’article de présentation de la prochaine session par notre correspondante au Parlement
  • Une réflexionLien externe très intéressante sur les mesures d’urgence par l’avocat fiscaliste Frédéric Ney, publiée sur le site d’info Heidi.news
  • ArticleLien externe du quotidien Le Temps sur la manière dont le Parlement se prépare à la sortie de crise
Un homme regarde son téléphone en rêvant à des femmes
Internet s’impose comme le trait d’union entre amour et confinement. swissinfo.ch

Enfin, chers lecteurs, voici encore un petit article traitant de la crise du coronavirus, histoire de ne pas perdre les habitudes. Avec aujourd’hui une thématique originale: les relations amoureuses à une époque où la distanciation sociale prévaut.

On peut s’en douter, en cette période de confinement, les sites de rencontre font le plein d’utilisateurs. Notre journaliste spécialiste des questions sociales s’est rendue sur ces sites pour prendre la température. Le but n’est pas toujours d’y trouver la perle rare, mais aussi de tromper l’ennui.

Mais la crise sanitaire n’a pas que des conséquences sur la formation des couples. Ceux qui sont déjà installés sont aussi confrontés à un problème: impossible de se passer la bague au doigt alors que les églises sont fermées et les rassemblements de plus de cinq personnes sont interdits. Pour contourner le problème, un mariage en ligne est parfois possible. Mais cette solution ne vaut que pour certains cas bien précis.

Je vous invite donc à découvrir ce passionnant article qui fait le point sur l’amour au temps du coronavirus. Et ne craignez rien: la conclusion est résolument optimiste.

  • L’article de ma collègue Katy Romy
  • Les effets du coronavirus sur les sites de rencontre dans un articleLien externe du quotidien Le Temps
  • Un peu moins glamour: la crise sanitaire risque de faire exploser la prostitution clandestine selon ce reportageLien externe de RTS Info


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