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Aujourd’hui en Suisse

Bonjour à vous, Suisses résidant à l’étranger,

C’est Olivier à Berne.

Comme bien d’autres pays, la Suisse se prépare à un progressif retour à la normale après des semaines de semi-confinement. Mais si l’objectif général est clair, il subsiste bien des interrogations quant aux modalités. Le gouvernement a donc donné quelques explications sur la mise en œuvre de ce déconfinement, ce qui constitue le point fort de l’actualité de ce mercredi.

Bonne lecture.

Personnes sous la pluie
sda-ats

Chers lecteurs, permettez-moi de débuter ce tour de l’actualité en vous parlant de la pluie et du beau temps. En effet, il a recommencé à pleuvoir en Suisse.

Un sujet des plus banal et inintéressants s’il en est… Sauf que les dernières précipitations ont mis fin à une sécheresse qui devenait très préoccupante et désamorcé les risques d’incendie de forêt. Dans certains endroits du pays, il n’était plus tombé une seule goutte d’eau depuis la mi-mars.

Mais ce n’est peut-être qu’un répit. Le soleil fera son grand retour dès lundi et les températures pourraient devenir estivales, avec plus de 25 degrés C.

La Suisse est traditionnellement qualifiée de «château d’eau de l’Europe». Et effectivement, on n’est pas encore sur le point d’y mourir de soif. Il n’en reste pas moins que la Suisse est un pays particulièrement touché par le réchauffement climatique. Les périodes de sécheresse et les températures caniculaires deviennent de plus en plus fréquentes au fil des ans.

Salle de classe vide
sda-ats

On en sait désormais un peu plus sur la manière dont le déconfinement va se passer en Suisse. Devant la presse, le Conseil fédéral a dévoilé mercredi à Berne les modalités de ce retour à la normale. Bien des questions qui étaient encore en suspens ont trouvé des réponses.

Déjà entamées lundi dernier, les mesures d’assouplissement contre le coronavirus ont encore été assouplies d’un cran. Le gouvernement a ainsi annoncé que les écoles primaires et secondaires, les magasins et les restaurants, les marchés, de même que les bibliothèques et les musées pourront rouvrir dès le 11 mai.

Attention toutefois: l’assouplissement n’est pas synonyme de liberté absolue. Il faudra continuer de respecter les distances sociales et les regroupements de plus de cinq personnes – par exemple autour d’une table de restaurant – resteront interdits. «Nous retournons progressivement à la normalité, mais ce sera une autre normalité», a commenté le ministre de la Santé Alain Berset.

Parmi les nouvelles très attendues, le gouvernement a fait savoir que le sport peut progressivement recommencer ses activités. Les compétitions seront à nouveau autorisées à partir du 8 juin. Mais pour l’heure toujours sans public…

nettoyage dans un train
sda-ats

La pandémie et le confinement ont déjà provoqué la pénurie momentanée de plusieurs produits en Suisse: papier de toilette, farine, gel désinfectant, levure, masques de protection. C’est désormais l’eau de Javel qui vient d’ajouter à cette liste d’articles très recherchés.

Cela ne s’était encore jamais vu, mais les rayons d’eau de Javel sont vides dans bien des magasins. En Suisse, cette pénurie frappe avant tout la Suisse romande et le Tessin. Ce n’est pas un hasard, car en Europe, ce produit désinfectant est traditionnellement surtout apprécié dans les pays latins. Les trois principaux pays consommateurs sont l’Espagne, la France et l’Italie.

La Suisse dispose d’une seule usine qui fabrique de l’eau de Javel, près de Bâle. Mais celle-ci livre l’essentiel de sa production en France. Quant aux grands distributeurs suisses, ils se fournissent auprès de producteurs italiens et français, qui croulent actuellement sous la demande, d’où la pénurie.

L’eau de Javel peut être très utile dans le cadre de la pandémie. L’Organisation mondiale de la santé en préconise d’ailleurs l’usage pour désinfecter des surfaces. Attention tout de même: ce produit peut être dangereux pour la peau et les yeux à trop forte concentration et même dégager des gaz toxiques lorsqu’il est mélangé à des substances acides.

Tiny Haus vor Berglandschaft
Kevin Rechsteiner, AT Verlag

Il est difficile d’accéder à la propriété en Suisse. Notamment parce que le terrain à bâtir est rare et très cher. Le coût de la construction y est également élevé. Mais il existe une solution pour contourner ces difficultés: s’installer dans une micro-maison.   

Ces micro-maisons ne dépassent généralement pas une surface de 45 mètres carrés. Mais contrairement aux roulottes, caravanes ou autres camping-cars, il s’agit réellement de maisons construites avec de «vrais» matériaux de construction. Seule leur taille est réduite par rapport aux maisons standards. Et leur prix naturellement aussi.

Le phénomène des micro-maisons – ou «Tiny Houses» en anglais – est né aux États-Unis dans le sillage de la crise financière et immobilière de 2008. Il s’est ensuite étendu à l’Europe. Il ne séduit pas uniquement ceux qui ont peu de moyens financiers, mais également ceux qui sont sensibles à l’écologie et à la décroissance.

Les micro-maisons restent encore assez peu répandues en Suisse. Les difficultés juridiques, notamment en matière de permis de construire, font qu’il reste pour l’heure difficile de trouver un emplacement légal pour ces maisonnettes.

  • L’article de swissinfo.ch consacré au phénomène des micro-maisons en Suisse
  • En 2016, le magazine Femina consacrait déjà un articleLien externe à l’apparition du phénomène des «Tiny Houses» en Europe
  • La vie dans une micro-maison présentée en imagesLien externe dans un reportage de la RTS
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