En Suisse aujourd’hui
Sommes-nous en état d’urgence environnementale et climatique, chers abonnés ?
Plus d’une centaine de scientifiques (des universités romandes essentiellement) ont répondu par l’affirmative dans une tribune parue cette semaine pour apporter leur soutien aux activistes d’Extinction Rebellion. Avec ou sans ministre écologiste, le Conseil fédéral pourra difficilement ignorer cette préoccupation croissante en Suisse et dans le reste du monde. Une pression qui est là pour durer.
Cordialement,
Plus d’une centaine de scientifiques du monde académique suisse soutiennent publiquement le mouvement environnementaliste Extinction Rebellion, qui prone la désobéissance civile non-violente. Sortent-ils de leur rôle ? La RTS s’est posé la question.
«Le gouvernement suisse a été incapable de mettre en place des actions fortes et rapides pour faire face à la crise climatique et environnementale dont l’urgence est relevée tous les jours», écrivent les scientifiques dans une tribune parue au début de la semaine dans le quotidien Le Temps. Parmi eux le Prix Nobel de chimie Jacques Dubochet, Dominique Bourg, professeur à l’Institut de géographie et de durabilité de l’Université de Lausanne, Valérie D’Acremont, professeure de médecine tropicale et santé globale à l’Université de Lausanne ou Elisabetta Rapiti, Professeure à l’Institut de santé globale à la Faculté de Médecine de Genève.
«En conséquence, nous déclarons soutenir le mouvement non violent Extinction Rebellion (XR) et les actions de désobéissance civile qui sont prévues depuis fin septembre. Nous soutenons la demande de XR de déclarer un état d’urgence climatique et environnementale et d’établir une assemblée citoyenne pour travailler avec les scientifiques pour développer un plan crédible et juste pour une décarbonisation totale de nos sociétés et une préservation des écosystèmes.
Le monde académique sort-il de son rôle en s’affichant ainsi ? Rectrice de l’Université de Lausanne, d’où proviennent deux tiers des soutiens à Extinction Rebellion, Nouria Hernandez explique à la RTS que les professeurs ont une pleine légitimité à signer en mentionnant le nom de leur institution car «dans ce contexte-là, leur titre donne du poids à leur compétences en tant que scientifiques. (Ils sont aussi) des citoyens et des citoyennes comme les autres qui ont le droit d’exprimer leurs opinions tant que cela n’engage pas l’institution comme cela a été précisé dans la lettre. C’est la limite à ne pas dépasser parce que nous faisons partie du système, nous sommes financés par l’Etat de Vaud.»
- Le débatLien externe ouvert par la RTS
- La tribune des scientifiquesLien externe publiée par Le Temps
- La liste actualisée des signatairesLien externe (des académiques et des citoyens) sur le site «Soutien XR»
- Un reportage du quotidien LibérationLien externe cet été en France voisine sur le mouvement XR
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L’Association suisse des banquiers (ASB) augmente la pression contre la politique de taux d’intérêt négatifs de la Banque nationale suisse (BNS). Selon une étude publiée ce jeudi par les banquiers suisses, il est «douteux» que les taux négatifs soient encore nécessaires aujourd’hui.
Selon l’étude, le franc suisse n’est plus surévalué et les prix sont stables. L’industrie exportatrice s’est également remise depuis longtemps du «choc d’appréciation» de 2015 et connaît aujourd’hui une croissance dynamique: non seulement dans le commerce des biens, les excédents n’ont cessé d’augmenter, mais le tourisme s’est nettement redressé. Le seul «secteur important» qui s’est contracté au cours des dix dernières années est le secteur financier.
En 2018, les taux d’intérêt négatifs sur les dépôts à vue auprès de la BNS se sont élevés à environ 2 milliards de francs. «Cela réduit considérablement la rentabilité des banques. Étant donné que les banques ne répercutent pas les taux négatifs sur les petits clients, les comptes des petits épargnants doivent faire l’objet de subventions croisées avec les activités de crédit.»
- Le compte-renduLien externe de la Tribune de Genève
- Le plaidoyerLien externe des banquiers suisses
- Nos pages consacrées à la place financière suisse
Philipp Omar Marda est un Suisse de l’étranger exceptionnel, qui a réussi à s’intégrer à Taïwan grâce au sport. C’est l’histoire que raconte, admiratif, notre confrère Renat Künzi, de retour de Taiwan.
Le milieu de terrain suisse de deuxième division y a franchi un cap en devant le premier buteur helvétique de la Premier League taïwanaise. «Les footballeurs de Taïwan n’ont pas un statut professionnel. Dans notre équipe, les Taipei Red Lions, nous étudions ou travaillions tous. Pas de star, pas de glamour», dit Philipp Marda, de retour à Zurich pour terminer ses études.
- Le récit de Renat Künzi
- Les Taipei Red LionsLien externe
Chaque 24 octobre, l’Organisation des Nations Unies célèbre son anniversaire. Il y a 74 ans à cette date, la Charte des Nations Unies entrait en vigueur. L’occasion pour la Suisse de rappeler ses priorités au sein de l’organisation internationale.
«En cette époque de tumulte généralisé, la Charte reste notre point de repère», dit, à cette occasion António Guterres, secrétaire général de l’ONU. Les grandes puissances, elles, semblent préférer les rapports de force en passant par-dessus le cadre international construit à l’ONU. Une tendance où les petits Etats comme la Suisse auraient tout à perdre.
Dans ce contexte et à l’occasion de cet anniversaire, le gouvernement suisse a rappelé les axes de sa politique à l’ONU. En matière de droits humains, la diplomatie helvétique se concentrera sur la liberté d’expression, de réunion et d’association, et sur les droits de la femme «avec un accent particulier sur la question de la violence contre les femmes».
Concernant la réforme de l’ONU, Berne déclare «s’engager pour un système onusien fort, adéquatement financé et à la hauteur des exigences du XXIe siècle». Des défis qui nécessitent aussi, selon la Confédération, le développement d’une diplomatie scientifique: «La Suisse participe aux deux processus de l’ONU sur la cybersécurité et s’emploie à renforcer l’applicabilité du droit international public dans le cyberespace.»
- La Journée des Nations UniesLien externe (24 octobre)
- Les priorités de la SuisseLien externe à l’ONU
- Nos articles sur la Genève internationale
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