Lundi
Salut à toi, Suisse de l’étranger,
Ici Marie à Berne, qui te propose les dernières actualités faisant vibrer l’Helvétie.
Aujourd’hui, on fait un saut dans le passé, pour s’intéresser aux milliers de Suisses partis en France exercer la profession de domestique à la fin du XIXe siècle.
La gestion des communes suisses nous préoccupe également: les élus ont tendance à démissionner à la chaîne en cours de mandat. Comment éviter cette hémorragie politique?
Bien du plaisir,
Le valet de pied de Napoléon était suisse. Le Vaudois Jean-Abram Noverraz a veillé durant des semaines au chevet de son maître malade, il y a près de 200 ans à Sainte-Hélène. Il était là lorsque Napoléon a rendu son dernier soupir.
1 franc par jour. Comme Jean-Abram, des milliers de Suisses ont émigré à la fin du XIXe siècle, espérant décrocher un emploi de domestique à Paris. Même si ce labeur était particulièrement mal payé, souvent moins d’1 franc français par jour.
Ponctualité, fidélité, probité. Des qualités suisses très appréciées des maisons bourgeoises françaises de l’époque. C’est ainsi que de nombreuses familles helvétiques se sont peu à peu implantées à Paris et à Marseille.
- Notre article sur l’histoire de ces domestiques suisses
- L’articleLien externe du Dictionnaire historique de la Suisse sur les émigrations
Plus
120 démissions. Le canton de Fribourg fait face à une hécatombe d’élus communaux depuis 2016. Les politiciens de milice ont tendance à écourter leurs mandats, affectant ainsi le bon fonctionnement des communes.
Mauvaise ambiance et absence de reconnaissance. Les départs d’élus communaux en cours de législature concernent toute la Suisse romande, le taux de démissions atteint même 18% dans certains cantons.
Mieux vaut prévenir que guérir. Fusionner les communes ou professionnaliser leur gestion… Les cantons tentent de trouver des solutions pour éviter ces démissions à la chaîne. Fribourg a mis sur pied un groupe de coordination pour rendre la fonction d’élu communal plus attractive.
- Le dossier de la RTSLien externe sur les démissions d’élus
- Notre article sur la professionnalisation des élus communaux
- Notre article sur le concept de service civique
Saint-Gingolph en flammes. Dans la nuit du 22 au 23 juillet 1944, ce village valaisan à cheval sur la frontière franco-suisse a été brûlé par l’occupant allemand. Les autorités commémorent les 75 ans de ces tragiques événements.
Six fusillés, 80 maisons en feu. La majeure partie de la population a heureusement pu se réfugier côté valaisan. Le président de commune de l’époque et les soldats suisses ont ouvert la frontière, sans tenir compte des instructions officielles.
Solidarité transfrontalière. La maire actuelle de Saint-Gingolph souligne que ces événements ont marqué durablement la région et renforcé les liens entre les deux côtés de la frontière. Les coopérations sont aujourd’hui régulières.
- L’article du TempsLien externe avec interview de la maire de Saint-Gingolph
- Notre dossier sur les frontaliers, migrants du quotidien
VTT sans effort. Les vélos électriques envahissent aussi les montagnes suisses. La vente de e-VTT a doublé en Suisse l’an dernier. Grâce à cette assistance technique, les pentes verdoyantes sont accessibles à toujours plus de monde.
Poussez-vous! La présence de ces deux-roues crée parfois des tensions avec les randonneurs. Les autorités locales se demandent maintenant comment gérer ces différents adeptes de sport en plein air.
Séparation ou cohabitation? Les experts ne sont pas d’accord sur les solutions à apporter. Certains préconisent des itinéraires différents pour chacun, d’autres considèrent comme normal de partager la montagne. Tous se rejoignent sur deux points: randonneurs et cyclistes doivent être bien informés et apprendre à communiquer entre eux.
- Le sujet de la RTSLien externe sur les VTT électriques
- Notre article sur l’inscription des pistes cyclables dans la Constitution helvétique
Trous dans les rentes AVS. Si vous travaillez quelques années dans l’UE ou l’AELE, vous ne pouvez pas cotiser à l’assurance-vieillesse facultative. Par conséquent, des pensions moins élevées peuvent entraîner une perte de revenu au moment de la retraite.
Déplacement facilité. Grâce à la libre circulation des personnes, les citoyens suisses peuvent émigrer facilement vers les pays de l’UE et y travailler. Nombreux sont ceux qui profitent de cette occasion pour acquérir quelques années d’expérience professionnelle à l’étranger. En 2017, plus de 450 000 citoyens suisses vivaient dans un pays de l’UE ou de l’AELE.
Solutions? Toutefois, lors de ces années à l’étranger, les Suisses ne peuvent pas cotiser à l’AVS facultative, ce qui risque de péjorer leur capital vieillesse. Les représentants des Suisses de l’étranger tentent de trouver une solution à ce problème.
Les possibilités actuelles sont:
– Créer soi-même un compte d’épargne vieillesse
– Contribuer volontairement au troisième pilier
– S’informer sur la compensation de ce manque à gagner auprès du régime de pension du pays hôte
- Nos différents articles sur les rentes vieillesse en Nouvelle-Zélande et au Kosovo
- Partagez votre expérience!
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